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La France n’est toujours pas un partenaire efficient

الشروق أونلاين
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La France n’est toujours pas un partenaire efficient

Les échanges commerciaux Algérie France sont certes en hausse en 2008, mais demeurent figés dans leur structure.

  •  Les importations algériennes se composent de produits de différents secteurs tandis que les importations françaises sont fortement liées au secteur des hydrocarbures de même moins de 200 opérateurs français sont implantés durablement en Algérie.
  • L’année 2008 aura marqué une meilleure visibilité dans les échanges économiques entre l’Algérie et la France mais les flux d’investissements directs (IDE) sont jugés encore très insuffisants par les opérateurs Algériens. Au cours de cette année, de nombreux ministres et autres décideurs économiques Algériens ont défilé à Paris.
  •  Les échanges économiques globaux algéro- français ont augmenté de 13,6% pour les dix premiers mois de l’année 2005, soit 13,6% par rapport à la même période de 2004.
  •  Ils ont été estimés à 7,47 milliards de dollars. Mais  les importations algériennes à partir du marché français se composent toujours de biens diversifiés (biens de consommation, agroalimentaire, équipements industriels, etc.) contre des importations françaises à plus de 95% de produits exclusivement liés aux hydrocarbures.
  •  Plus significatifs, les investissements français ne représentent que 4% du montant global des investissements étrangers en Algérie, selon les chiffres de l’Agence nationale des investissements (Andi).
  • Partant de là, l’ambassadeur de France en Algérie, M. Xavier  Driencourt, a tenté lundi de rectifier le tir, en expliquant que l’Algérie  est un “de partenaire commercial de  premier plan” pour son pays.
  • Intervenant lors d’une conférence de presse au siège du quotidien El Moudjahid, consacrée aux  journées technologiques françaises (JTF) qui se tiendront du 29 novembre au 1er décembre au palais des Nations (Club des pins), M. Driencourt a affirmé que, sur les neuf premiers mois de l’année en cours,  les échanges bilatéraux ont atteint 7,7 milliards (Mds) d’euros, soit une augmentation  significative de + 49% par rapport à la même période de l’année dernière, dont  un accroissement de 70% des importations françaises et 29% des exportations.
  • A ce propos, le diplomate français a souligné que les importations  françaises des produits algériens sont composées principalement d’hydrocarbures  à 96%, suivis d’équipements électriques et électroniques qui représentent 3%  du total des importations.
  • “Ce résultat devrait permettre de dépasser en 2008, le montant record  d’échanges atteint en 2005 soit (8,4 Mds d’euros) et atteindre 10 Mds d’euros  d’échanges bilatéraux”, a-t-il précisé.
  • Pour ce qui est des exportations, le secteur agroalimentaire représente  23%, les produits issus de l’industrie automobile 15%, suivis par les produits  pharmaceutiques, d’entretien et de parfumerie (12%).
  • Mettant en exergue l’importance du marché algérien, M. Driencourt a  indiqué que son pays demeure “le deuxième investisseur étranger en Algérie après  les Etats-Unis et devant les Emirats arabes unis, l’Espagne et l’Egypte”.
  • En termes de flux cumulés depuis 1998, la France se classe également,  a-t-il ajouté, à la seconde position avec 1,3 Md de dollars, contre 2,4 Md de  dollars pour les Etats-Unis.
  • La France est également le premier investisseur hors hydrocarbures en  Algérie avec un flux d’investissements directs étrangers (IDE) estimé à 229  millions de dollars, a précisé le diplomate qui a expliqué, par ailleurs, qu'”en  2008, plus de 300 filiales d’entreprises françaises y sont implantées, soit  trois fois plus qu’en 2005″, précisant, à cet effet, que ces dernières (filiales)  “représentent 30 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects”.
  •  Quant au stock d’IDE français, il est estimé, selon l’ambassadeur, à  2,3 Mds USD, auxquels s’ajoutent 5 Mds USD de projets d’investissements supplémentaires  à court et moyen termes, dont la moitié dans le secteur énergétique (1,5 Md  USD prévu pour la période 2008-2011) et 2,5 Mds USD restant concernent le programme  de privatisation des entreprises algériennes. 
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