La France piste des preneurs d’otage liés à Al Qaida au Maghreb : forte présence de la DGSE au Mali et au Niger et premiers contacts avec Alger
Ce que l’on sait, c’est qu’une forte présence des agents de la DGSE est signalée au Niger comme au Mali, car si le rapt spectaculaire –car il s’est déroulée en zone sécurisée d’Arlit- a été organisé au Niger, il y a de très fortes chances que les otages soient introduits au nord Mali, ou, de Kidal à Gao, de Taoudenni à Tombouctou, Mokhtar Belmokhtar et Abdelahmid Abou Zeid se sont payés de solides alliances avec des chefs de tribus locaux qui leur assurent, outre les caches et les hommes, une négociation toujours avantageuse avec Bamako et les capitales occidentales.
- Le choc de l’annonce du rapt des cinq français lié à Al Qaida au Maghreb passé, le Quai d’Orsay, avec l’étroite collaboration du coordinateur de la sécurité à l’Elysée, tente de préparer un plan d’urgence pour au moins, avoir des nouvelles des cinq ressortissants français enlevés.
- « Les Français encore au nord du Niger vont être évacués, s’ils ne le sont déjà, d’Arlit vers Niamey », a affirmé le ministre français Affaires étrangères français Bernard Kouchner, en précisant qu’Areva et ses sous-traitants français employaient essentiellement du personnel local dans ces zones où sont exploités d’importants gisements d’uranium.
- Les otages ont été enlevés, dans la nuit, à leur domicile. Parmi eux figurent notamment un salarié français du groupe nucléaire public Areva et son épouse. Les autres otages travaillent pour Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci, qui opère à Arlit comme sous-traitant d’Areva.
- Ce que l’on sait, c’est qu’une forte présence des agents de la DGSE est signalée au Niger comme au Mali, car si le rapt spectaculaire –car il s’est déroulée en zone sécurisée d’Arlit- a été organisé au Niger, il y a de très fortes chances que les otages soient introduits au nord Mali, ou, de Kidal à Gao, de Taoudenni à Tombouctou, Mokhtar Belmokhtar et Abdelahmid Abou Zeid se sont payés de solides alliances avec des chefs de tribus locaux qui leur assurent, outre les caches et les hommes, une négociation toujours avantageuse avec Bamako et les capitales occidentales.
- Si la France affirme soupçonner la « mouvance Aqmi » d’être liée au rapt, perpétré jeudi, de sept personnes dont cinq Français au Niger, selon les propres propos de vendredi du ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner, pour les officiers de la DGSE, il n’y a pas l’ombre d’un doute : le rapt porte bel et bien la « marque de fabrique » d’AQMI, d’autant plus que ce rapt a été précédé de menaces et d’avertissements contre la France.
- Evidement, le communiqué de revendication du rapt ne sera diffusé qu’après avoir conduit tous les otages dans un lieu sûr, ou peut-être après la séparation des otages pour réduire au minimum le risque d’une tentative de libération forcée de la part de Bamako ou de Paris –chose peu envisageable au vu des « effets collatéraux » du raid français le 22 juillet, contre une position avancée des preneurs d’otages d’AQMI et qui a conduit directement à l’exécution de l’otage français Michel Germaneau le même jour, soit le 22 juillet 2010.
- « On s’imagine qu’il s’agit sinon des mêmes groupes, au moins de la mouvance Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner . « Hélas, nous avons eu souvent affaire à eux », a-t-il ajouté. Invité à confirmer ses soupçons sur ce groupe, qui avait annoncé en juillet la mort de Michel Germaneau, un otage français enlevé en avril au Niger, Bernard Kouchner a répondu: « Bien sûr, mais je n’en ai aucune certitude puisque l’enlèvement n’a pas été revendiqué ».
- « On croit qu’ils se dirigent vers le Mali, mais nous n’en savons rien. La surveillance a été renforcée, l’armée nigérienne est sur le pied de guerre, tous nos services sont alertés », a précisé le chef de la diplomatie française.
- « Ceux qui ont enlevé ces hommes et femmes peuvent être des Touareg travaillant à la commande. Ils vont les vendre à des terroristes qui ne sont pas très nombreux », a-t-il envisagé.
- Malgré le coup de froid qui marque les relations sécuritaires à propos du Sahel, Paris va certainement tenter de solliciter l’aide d’Alger –si ce n’est déjà fait- pour « voir plus clair » dans le magma saharo-sahélien.