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La Journée anti-corruption marquée par une conférence à Alger

La Journée anti-corruption marquée par une conférence à Alger

Une conférence sur la lutte contre la corruption organisée par le gouvernement algérien s'est déroulée vendredi à Alger en présence d'un millier de participants, pour marquer la journée dédiée à ce fléau dans le monde.

Experts locaux et étrangers, dont un représentant de l’Onu et un autre de  l’UE, participent à cette conférence organisée par le ministère de la Justice.

Elle se concentre sur les aspects socioéconomiques de la corruption et sur les efforts menés pour la combattre, souligne l’agence APS, citant le ministère.

Le dernier rapport sur de Transparency International sur la perception de  la corruption place l’Algérie à la 112e place sur 183 pays classés du moins au plus corrompu, ce qu’ont contesté jeudi les autorités à Alger.

“Si (l’Algérie) a été épinglée par Transparency International, ce n’est pas  à cause du manque de performances de l’institution judiciaire ou des services en charge de la lutte contre la corruption”, avait affirmé Mokhtar Lakhdari,  directeur des affaires pénales au ministère de la Justice.

 “Il s’agit beaucoup plus d’une suspicion de corruption. Le phénomène n’est  pas quantifié en Algérie”, avait-il ajouté.

Le ministre de la Justice Tayeb Belaïz a ajouté que l’Algérie a toujours “fait face” à la corruption, a adopté deux conventions pour lutter contre ce fléau et a même inclus leur contenu dans ses textes législatifs, dont le code de procédures pénales 

Plusieurs lois ont été amendées dont le code des marchés publics, la loi sur le crédit, la loi sur la répression de l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger et la loi sur la cour des comptes pour les “imprégner de principes et mécanismes de garantie de l’intégrité et de la prévention contre la  corruption”, a-t-il affirmé devant la conférence.

 Jeudi, le président Abdelaziz Bouteflika a signé un décret portant  composition, organisation et modalités de fonctionnement de l’Office central de  répression de la corruption (OCRC), mis en place il y a un an mais resté discret depuis.

Cet office est chargé d’effectuer ses recherches et enquêtes sur ces disfonctionnements sous la direction du parquet avec l’aide d’officiers de la  police judiciaire dotés d’une compétente internationale.

 En 2006, une loi sur la prévention et la lutte contre la corruption a été promulguée, s’inspirant de la convention de l’Onu adoptée en 2003 que l’Algérie avait ratifiée avec réserve un an plus tard.

 L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACT), une ONG non  reconnue, a souligné que cette loi, “très insuffisante” était “inappliquée à ce  jour”, dans un communiqué publié vendredi par El-Watan Week-End.

Non sans ironie, l’AACT relève qu’Alger n’avait jamais marqué cette journée et que le fait qu’elle le soit cette année représente une avancée, tout en affirmant que le gouvernement a aussi “un peu raison de ne pas la célébrer ». 

 

 

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