La justice espagnole libère les cinq détenus algériens
Les cinq détenus algériens accusés de soutien au Groupe salafiste pour la prédication et le combat « GSPC » connu actuellement par Al-Qaïda au Maghreb islamique « AQMI » et de détournement d’argent pour des parties suspectées en Algérie et arrêtés la semaine passée dans les territoires basques en Espagne ont été remis en liberté par la justice espagnole.
Selon un juriste algérien bien informé en Espagne, le juge d’instruction au troisième pôle près la Cour nationale espagnole Ferdinando Grande-Marlaska a ordonné à une heure tardive dans la nuit d’avant-hier la libération provisoire des cinq détenus algériens. Le juge a dit qu’au départ, il y avait des indices qui indiquent l’implication des cinq accusés, mais par la suite il s’est avéré que les informations et les hypothèses recueillies manquent de preuve concrète. Dans le même le sillage, il a tenu à expliquer que les accusations contre Mohamed Talbi n’incluent qu’un seul chef d’accusation d’avoir accepté un document djihadite publié sur internet, tandis qu’il n’existe aucune preuve sur la somme d’argent qui avait été détournée et estimée à 45000 euros.
La justice espagnole exige des détenus algériens à respecter certaines conditions pendant la période de leur libération conditionnelle. Il est donc interdit aux détenus algériens, à savoir Mohamed Talbi, Hakim Anniche, Mounir Oudache, Abdelghafour Bensaoula et Ahmed Benchahra âgés entre 36 et 49 ans de quitter le territoire où ils résident en Espagne sans en aviser la police de ce pays, comme ils sont aussi interdits de quitter le territoire espagnol sans autorisation des services judiciaires habilitées. Ils doivent se présenter devant le tribunal le plus proche de leur domicile chaque début et la moitié du mois.