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La moitié des associations a cessé ses activités ou n’exerce qu’en cas de nécessité

الشروق أونلاين
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Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales Daho Ould Kablia a déclaré lundi que sur les quelques 90.000 associations agréées (nationales et locales) prés de la moitié des associations a cessé ses activités ou n’exerce qu’en cas de nécessité.

En réponse aux préoccupations exprimées par les députés lors du débat sur la Loi relative aux associations, M. Ould Kablia a indiqué que 1005 associations Nationales ont été recensées au moins d’août dernier alors que le nombre des associations locales s’est élevé en décembre 2010 à 88.700 associations. La wilaya d’Alger vient en tête avec 7001 associations suivie de Bejaia avec 4848 ensuite la wilaya de Tizi Ouzou (4709) alors que la wilaya de Tindouf est celle qui compte le moins d’associations en activité (206 associations) précédée de Relizane (330) et Annaba (543). Le ministre a souligné que ce bilan servira d’indicateur pour une analyse de l’évolution du mouvement associatif dans le pays afin de l’expurger des associations qui n’exerçant aucune activité ou qui n’ont aucun impact au plan local. Concernant le nombre de personnes autorisées à fonder une association le ministre a rappelé que le Gouvernement avait pris en compte “trois niveaux” en fonction de l’importance de l’association (locale, wilayale, nationale). M. Ould Kablia a indiqué que les conditions de demande d’agrément ont été allégées dans la nouvelle loi puisque beaucoup de contraintes ont été levées, le dossier ne comportant désormais qu’une déclaration et une inscription et non une demande d’agrément comme c’est le cas pour les partis politiques. Le ministre a ajouté que le délai de réponse ou d’approbation de la demande de création d’une association a été ramené à 30 jours pour l’association locale et 60 jours pour l’association à caractère national. Concernant la proposition avancée par quelques députés consistant en la création d’une structure qui superviserait l’ensemble des associations le ministre a répondu que “la loi ne peut imposer ce genre de structures et c’est aux associations qu’il revenait de faire cette proposition si elles estiment que ceci pourrait les renforcer davantage”. S’agissant du financement des associations, question qui a dominé les débats, M. Ould Kablia a affirmé que “le financement repose essentiellement sur les cotisations, les subventions et les dons”, soulignant que le contrôle de l’autorité de tutelle ne saurait intervenir “que si ce financement provenait de l’Etat, de la wilaya ou de la commune”, a-t-il précisé. A ce propos le ministre a soutenu que “l’Etat n’a pas à s’ingérer ou contrôler les ressources propres aux associations puisqu’elles appartiennent aux adhérents qui ont le droit de se plaindre auprès des autorités compétentes si ces ressources sont mal utilisées”. Concernant le financement d’associations à partir de l’étranger le ministre a mis l’accent sur “la crainte” que peut représenter l’intervention étrangère dans le fonctionnement de beaucoup d’associations, soulignant que pour “la sauvegarde des intérêts du pays, l’unanimité s’est dégagée au niveau du Conseil des ministres d’interdire tout financement des associations par l’étranger”. “Cependant, a-t-il poursuivi, la Loi n’interdit pas de nouer des relations avec des associations étrangères qui ont les mêmes objectifs et les mêmes modes de fonctionnement”. Evoquant les activités des associations étrangères, M. Ould Kablia a rappelé que “L’Algérie a signé plusieurs conventions et accords internationaux stipulant la réciprocité et la non-discrimination”.

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