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La prestation du serment constitutionnel nous fixera sur l’état de santé du président Bouteflika

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Le Président Abdelaziz Bouteflika

Des spécialistes en sciences juridiques ont affirmé qu’il n’y avait aucun article dans la Constitution qui interdirait au président Bouteflika de déléguer un de ses proches pour déposer sa demande de candidature, retirer les formulaires des signatures ou même animer la campagne électorale. Certains ont, en outre, souligné que la prestation du serment constitutionnel trahira certainement l’état de santé réel du président .

Mokrane Aït Larbi a déclaré à Echorouk qu’il n’y avait aucun article dans la loi électorale ou dans la Constitution qui oblige tout candidat à la magistrature suprême de retirer lui-même les formulaires de candidature ou d’animer sa campagne électorale.

Boudjemaâ Ghachir,ex-président de la Ligue algérienne des droit de l’homme va dans le même sens et ajoute que la loi par contre obligera le président Bouteflika si il est réélu de prêter serment; et dans ce cas Mr Ghachir n’éloigne pas la possibilité d’usage de subterfuge par les proches du Président qui voudraient berner le modeste citoyen en évitant de diffuser toutes les étapes de la prestation de serment.

Le président de la Commission nationale consultative pour la promotion des droits de l’homme ,Farouk Ksentini , a pour sa part spécifié que l’article 136 de la loi électorale n’oblige pas le Président Bouteflika d’aller  en personne déposer son dossier de candidature auprès du conseil constitutionnel puisque l’article se contente juste d’exiger l’annonce de la candidature auprès de la présidence de la république en déposant un dossier de candidature auprès du conseil constitutionnel en contrepartie d’un bon de dépôt portant: la demande de candidature, le nom, le prénom, la signature, la fonction et l’adresse du candidat. Selon Ksentini, ceci implique que le président n’est nullement obligé de se présenter au Conseil constitutionnel et qu’il pouvait déléguer une autre personne ou une autre partie  pour le faire mais il a par ailleurs ajouté que le président Bouteflika est tenu et obligé de prêter serment. Farouk Ksentini a saisi cette occasion pour appeler toutes les parties qui font douter de l’impartialité de ses élections d’attendre la tenue  et la fin du  scrutin pour porter toute conclusion.

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