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La réinsertion sociale des détenus pour réduire la criminalité

الشروق أونلاين
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« La mauvaise réinsertion sociale des prisonniers nourrit le clivage entre les criminels et l’ État, ce qui se traduit généralement par la montée en puissance du phénomène de la criminalité au sein de la société », tels sont les propos du Me Amar Hamdini, président de l’Association algérienne pour la protection et la réinsertion sociale des prisonniers (AAPRSP).

Me Amar Hamdini estime qu’au cours de la dernière décennie, l’État s’est focalisé sur le plan quantitatif en construisant des établissements pénitentiaires et en adoptant de nouveaux textes de loi répressifs. Toutefois, il a omit de promulguer des lois portant sur la réinsertion des détenus, et ce en dépit de l’adoption en 2005 de la loi sur la réinsertion sociale des prisonniers.

« Nombreux sont les repris de justice qui ont été licenciés de leurs postes d’emploi, et n’ont pas d’espoir d’une réintégration dans le monde du travail et même privés de leurs passeports. Tous ces facteurs favorisent le recours des prisonniers à des pratiques illégales », a dit  le président de l’AAPRSP.

S’agissant de la loi relative au travail d’intérêt général comme peine alternative à l’emprisonnement adoptée par le législateur algérien, Me Amar Hamdini a estimé que cette nouvelle peine manque de mécanismes car « plusieurs établissements refusent d’employer des prisonniers ». Ceci signifie que la société ne fait pas confiance à des repris de justice, ce dernier pour sa part ne fait pas confiance à l’État.

Le président de l’AAPRSP dans son intervention a mis l’accent sur le rôle primordial que joueront les associations pour mettre fin à la violence que connaît la société algérienne si l’ État et ses institutions facilitent bien sûr  la tâche à ses dernières dans l’accomplissement de leurs missions.

Cependant, Me Amar Hamdini regrette la non attribution d’un agrément par l’ État pour son organisation, en dépit des actions et des efforts déployés afin de prendre en charge les familles des prisonniers.   

Pour conclure, le président de l’AAPRSP a insisté à ce sujet sur la nécessité d’une coordination entre les différents  ministères, à savoir: la Solidarité nationale, la Famille, la Jeunesse et les Sports, l’Éducation nationale et  l’Enseignement supérieur.

L’interlocuteur est étonné encore par le fait que le gouvernement  considère un jeune de 19 ans responsable de ses actes d’un côté, mais le prive d’un autre de ses droits au travail  ou à une allocation chômage. 

 

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