La rente pétrolière est insuffisante pour couvrir les salaires des fonctionnaires
La Direction générale des impôts (DGI) a révélé que la fiscalité pétrolière prévue pour l’année prochaine, estimée à 1615 milliards de dinars, ne suffira pas pour couvrir les salaires de près de 2 millions fonctionnaires relevant de la Fonction publique (DGFP) , qui devront atteindre le seuil de 1753 milliards de dinars.
Les chiffres communiqués sur les fonctionnaires soumis aux impôts en Algérie, démontrent que les travailleurs relevant de la DGFP payent plus d’impôts que ceux exerçant des métiers libéraux ainsi que les commerçants, lesquels recourent à l’évasion fiscale.
Les mêmes données indiquent qu’un salarié qui touche un salaire de 30 000 DA/mois, sera soumis à un IRG (Impôt sur le revenu global) estimé à 6 000 DA, soit 72 000 DA/an, tandis qu’un commerçant détaillant de l’alimentation générale ne payera qu’un impôt estimé à 7000 DA/ an.
La DGI a fait savoir que le système fiscal en Algérie, est en quelque sorte compliqué, impose à toute personne physique, membres de société de personnes près de 30 taxes, dont la TVA (Taxe à valeur ajoutée), imposée sur tous les citoyens, sans autant tenir compte de son niveau social ou revenu.
Une taxe estimée à 17% imposée sur tous les produits de consommation, à l’exception de certaines denrées de première nécessité comme le pain, le lait ainsi que certains produits technologiques et le logement.
Selon de récentes statistiques, l’Algérie aurait perdu 5 places de 2011 à 2012, en passant de la 143e à la 148e position, en raison des complications de son système fiscal, contrairement à d’autres pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Il est à noter que l’IRG, est la deuxième plus importante taxe retenue à la source, laquelle imposée à ordre ascendant qui atteint un taux de 40% du revenu global.
Un taux aussi élevé par rapport à la taxe payée, à titre d’exemple, par un bijoutier exerçant à la capitale (Alger), qui ne dépasse pas les 4 000 DA/ an.
Ceci se passe en l’absence de mesures restrictives devant permettre de lutter efficacement contre toutes formes d’évasion fiscale et en l’absence aussi d’impôt adéquat imposable sur les fortunes.