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La suppression de l’examen de la 5e, un sérieux danger pour l’école

الشروق أونلاين
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D.R
Nouria Benghebrit, ministre de l'éducation nationale

Les syndicats s’insurgent contre la proposition faite par la ministre de l’Education qui suggère de supprimer l’examen de fin d’année primaire (5e ) pour être remplacé par un simple test d’évaluation.

En revanche, les associations des parents d’élèves l’ont saluée en estimant que le système d’évaluation en vigueur dans l’enseignement primaire ne suit pas l’évolution du cycle à travers le monde.

Si le syndicat des enseignants du primaire a rejeté l’idée jugeant qu’elle puisse entraîner des retombées désastreuses pour l’avenir de l’école algérienne, le Cnapeste n’a pas jugé utile de commenter la décision.   

La ministre de l’Education nationale s’est exprimée mercredi à Alger sur le sujet, où elle a plaidé pour la suppression du système de notation pour être remplacé par un test d’évaluation au lieu d’un examen national.

Sur ce sujet, Ahmed Khaled, le président de l’Association nationale des parents d’élèves a salué la proposition, affirmant que son syndicat avait plaidé depuis 2008 pour la suppression de l’examen de la 5e, à revenir à l’ancien système de 6 ans en cycle primaire et 4 ans en cycle moyen.

« Nous avons demandé d’un cycle primaire de 6 ans car l’élève algérien perd en moyenne près de 300 semaines du primaire au secondaire… soit loin du volume horaire des pays développés. L’élève algérien étudie entre 24 et 25 semaines alors que les autres semaines sont perdues dans des débrayages, fêtes religieuses, fêtes nationales, catastrophes naturelles… nous souhaitons la suppression définitive de l’examen de la 5e pour que l’admission au moyen soit systématique », a déclaré à Echorouk, Ahmed Khaled.

Pour lui, l’évaluation par l’enseignant devrait contribuer à une meilleure orientation de l’élève, jugeant que cela « passe par l’octroi de larges prérogatives aux conseil des enseignants qu’il faut doter de techniques par lesquelles l’on évalue l’élève de manière scientifique et précise ».

De son côté, Hamidat Mohamed, secrétaire général du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire « Snapep » a critiqué l’initiative estimant qu’elle aura des retombées dangereuses aussi bien sur l’élève que sur l’école. « Les réformes en vigueur dans notre système éducatif et le niveau de certains enseignants ne nous permet pas d’adopter le système d’évaluation de l’élève d’un cycle à l’autre. De ce fait, nous appelons le ministère à faire preuve de patience dans ce type de décision… », a indique Hamidat Mohamed.

Quant au Cnapeste, il ne s’est toujours pas prononcé sur le sujet, ajoutant qu’il attend des explications du ministère sur la proposition et les mécanismes à adopter sur le sujet. 

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