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La Syrie pose des mines à ses frontières avec le Liban et la Turquie

الشروق أونلاين
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La Syrie a posé des mines le long de ses frontières avec le Liban et la Turquie, sur des itinéraires empruntés par les réfugiés fuyant le pays en proie à des violences depuis près d’un an, a accusé mardi l’organisation Human Rights Watch.

 

“Le régime syrien tente d’empêcher les gens d’entrer dans le pays et de le  fuir”, selon Nadim Houry, vice-directeur du département Moyen-Orient de cette  organisation de défense des droits de l’Homme.

“Et il le fait d’une manière qui va être meurtrière car ces routes sont  utilisées par ceux qui tentent de fuir et pour évacuer les blessés”, a-t-il  déploré.

HRW a publié des récits de témoins et de démineurs selon qui l’armée  syrienne a posé ces derniers mois des mines qui ont fait des victimes civiles.

Selon M. Houry, la dernière victime en date est un jeune homme qui a perdu  sa jambe droite le 5 mars en marchant sur une mine alors qu’il revenait en  Syrie après un séjour en Turquie.

L’organisation basée à New-York cite également un adolescent originaire du  village frontalier de Tal-Kalakh, qui a perdu une jambe en février, en aidant  un proche blessé fuyant le quartier rebelle de Baba Amr, à Homs (centre), pour  se rendre dans le nord du Liban.

“Nous étions certains qu’il n’y avait pas de mine dans cette zone pleine de  buissons épineux”, a raconté le garçon de 15 ans, qui a indiqué se trouver “à  moins de 50-60 mètres de la frontière quand la mine a explosé”.

La Syrie, qui, tout comme le Liban, n’a pas ratifié le traité international  sur l’interdiction des mines, a commencé à disposer des mines le long de sa  frontière avec le Liban en novembre. Elle est surtout doté de mines de  fabrication soviétique.

HRW a appelé le régime syrien à cesser de poser des mines, soulignant que  ce type d’arme constitue un “danger pour le futur” et risque de continuer à  faire des victimes pendant des années.

 

 

 

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