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La tension monte entre Ahmadinejad et Khamenei

La tension monte entre Ahmadinejad et Khamenei

Alors qu'il était un soutien indéfectible de Mahmoud Ahmadinejad, le Guide suprême iranien s'est vivement opposé aux récentes décisions du chef de l'État, les jugeant inappropriées.

 

 Le cœur de la discorde concerne cette fois les services de renseignements iraniens.

Le ministre des renseignements iranien s’est retrouvé dimanche 17 avril au centre d’une querelle politique après que Mahmoud Ahmadinejad ait accepté qu’il démissionne, l’Ayatollah Khamenei ayant ordonné peu de temps après qu’il reste à son poste.

 Les points de friction entre Mahmoud Ahmadinejad et l’Ayatollah Khamenei interviennent de manière régulière lorsqu’il s’agit du contrôle des postes clefs. Bien qu’il soit considéré comme un allié indéfectible du Président, le Guide Suprême, qui prend la décision finale concernant toutes les décisions importantes, s’est déjà opposé plusieurs fois aux décisions du chef d’Etat concernant des nominations importantes.

 L’agence officielle IRNA a rapporté que le ministre des renseignements Heidar Moslehi avait présenté sa démission à Mahmoud Ahmadinejad. Toutefois, selon l’agence Fars, Ali Khamenei s’est vivement opposé à cette démission et a décidé quelques heures plus tard que le ministre conserverait son poste. Heidar Moslehi a notamment joué un rôle clef dans la répression des manifestations de l’opposition suite à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

 Traditionnellement, le Guide Suprême doit approuver les nominations des ministres des Affaires étrangères, des Renseignements, de la Défense et de l’Intérieur.

 La demande de démission d’Heidar Moslehi est considérée comme une nouvelle rupture importante entre Mahmoud Ahmadinejad et un membre de son gouvernement. Plusieurs ministres se sont en effet déjà opposés à la politique du Président iranien et on décidé de présenter leur démission. De manière générale, leur objectif est de se préparer pour les prochaines élections législatives, prévues pour le mois de mars 2012.

 Toutefois, certains analystes estiment que la démission d’Heidar Moslehi est liée à l’échec des services de renseignements iraniens dans l’affaire du virus informatique Sutxnet, qui a perturbé le programme nucléaire iranien ainsi que d’autres sites industriels.

 Samedi 16 avril, Gholam Reza Jalali, le chef d’une unité militaire chargée de lutter contre le sabotage, a déclaré que le virus aurait pu causer des accidents à grande échelle et coûter la vie à de nombreuses personnes. Téhéran a reconnu que le virus avait infecté les ordinateurs des employés d’une usine nucléaire. Le virus a également paralysé temporairement le programme iranien d’enrichissement d’uranium.

Les divisions au sein de l’exécutif iranien ont déjà plusieurs fois discrédité Mahmoud Ahmadinejad. En décembre 2010 le Président iranien avait renvoyé son ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, pourtant en poste de nombreuses années durant, après un désaccord sur la façon dont l’Iran devait gérer les pressions occidentales concernant son programme nucléaire controversé.

 Ali Khamenei ne s’était alors pas opposé publiquement à la démission de M. Mottaki. Toutefois de nombreux soutiens conservateurs d’Ahmadinejad avaient vivement critiqué la décision du chef d’Etat iranien.

 

 

 

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