La tuerie de Bentalha sonne le glas pour Zouabri
Les observateurs des questions sécuritaires affirment que les attaques-suicide perpétrées par l’organisation du Groupe Salafiste sont la continuité des boucheries collectives commises par le GIA sous le commandement du sanguinaire Antar Zouabri. Les experts soulignent que le GIA active à présent sous la férule de l’organisation de Droudkal mais avec plus d’atrocité puisque ses exactions sont collectives et non sélectives.
Demain, onze années auront passé sur l’horrible carnage du quartier de Bentalha situé à 15 kilomètres d’Alger. Cette opération terroriste faisait partie de la série de boucheries collectives commises par l’organisation du GIA l’été 1997; dans la capitale, au niveau des quartiers Rais à Sidi Moussa et Sidi Youcef à Béni Messous, ainsi qu’à Remka dans la wilaya de Relizane, occasionnant de lourdes pertes en vies humaines.
Ces quartiers ont pansé leurs blessures, la vie y a repris ses droits et la stabilité sécuritaire règne à nouveau.
Le GIA s’est trouvé confronté à des dissidences qui ont mené l’organisation à se diviser en plusieurs factions dont le Groupe Salafiste qui a eu Hassan Hattab comme un des principaux fondateurs, et les Défenseurs de la Prédication Salafiste qui ont succédé à la Katiba d’El-Ahoual à l’Ouest du pays sous le commandement de Salim Al-Afghani.
De nombreux disciples de Zouabri ont ainsi quitté les rangs du GIA après que celui-ci ait ciblé des civils dans des lieux publics.
Bentalha…symbolique d’une boucherie
- La boucherie de Bentalha a marqué le début de l’agonie du groupe d’Antar Zouabri après une série d’opérations dirigées par l’armée ayant conduit à l’élimination du noyau de l’organisation.
Mais onze années après, le Groupe Salafiste réédite le même scénario sous le commandement d’Abdelmalek Droudkal en ressuscitant la stratégie du GIA de Zouabri.
C’est la méthode appliquée aujourd’hui pour les attentats-suicide qui, selon les experts des questions sécuritaires, constitue un “soubresaut” avant que le Groupe Salafiste ne sombre dans l’oubli.
Certains observateurs lient le retour de l’action du GIA à la nomination d’anciens membres à la tête des plus importants commandements de l’organisation terroriste, à l’exemple d’Abou Houdeifa Younes Al-Assimi, l’émir de la Zone 2, et ex émir de la Zone 6 de l’organisation du GIA.
Droudkal a fait partie du GIA au même titre que son actuel conseiller militaire surnommé Hamid Le Chimiste. Selon les témoignages de terroristes arrêtés et repentis, les résidus du GIA se sont introduits en force dans le groupe de Droudkal et ont imposé le choix des tueries collectives.