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La Tunisie élit son premier Parlement après la Révolution

الشروق أونلاين
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Après les vingt-trois années de règne du président Zine El-Abidine Ben Ali, la Tunisie a renoué avec un processus électoral démocratique et vit aujourd’hui un événement crucial qui met fin au régime transitoire actuel qui s’est poursuivi depuis quatre ans.

Une période qui variait entre le chaos et la stabilité, entre confusion et la peur du sort inconnu,  mais la Tunisie a réussi à faire des progrès à travers la Constitution civile (Troïka) qui a régné depuis deux ans avant qu’elle ne quitte la scène après la mise en application d’un dialogue national soldé par un gouvernement de technocrate.

Dimanche 26 octobre, les Tunisiens voteront librement pour élire leur première Assemblée nationale démocratique de toute leur histoire. De quoi se réjouir. Mais les périls existent. Près de 5,2 millions d’inscrits en Tunisie devraient se rendre aujourd’hui aux urnes. Les opérations de vote – environ 11 000 bureaux de vote sur tout le territoire – vont être surveillées par plusieurs milliers d’observateurs nationaux et internationaux, mais l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), chargée d’organiser le scrutin.

Contrairement au scrutin du 2011, les représentants des partis seront également plus nombreux.  Le camp dit progressiste et démocrate, opposé aux islamistes d’Ennahda. Le principal rival de ce dernier est  le parti Nida Tounès ainsi le Front populaire.

Les craintes de violences concernent avant tout la menace d’actions terroristes. La Tunisie a annoncé jeudi qu’elle allait fermer pendant trois jours – les 24, 25 et 26 octobre – l’accès à son territoire depuis la Libye voisine.

 

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