La Tunisie sollicite « Africom » pour contrôler ses frontières avec l’Algérie
En visite en Tunisie, le Général William Ward, commandant de l’ « Africom », commandement des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique, vient de dévoiler que ce pays a sollicité cet organisme militaire en vue de sécuriser ses frontières, avec l’Algérie s’entend.
- Et de préciser : « Ma visite me permet de mieux connaître vos priorités en matière de défense et de sécurité et d’envisager les axes sur lesquels on peut travailler ensemble ». Et de poursuivre, « la Tunisie est un partenaire important de l’ « Africom ». Notre assistance au gouvernement tunisien prend plusieurs formes. Nous avons une large panoplie d’actions qui visent à aider la Tunisie à contrôler ses frontières, et à travailler avec ses voisins. Il faut aussi citer le volet humanitaire de notre action ». Et de faire l’apologie de son unité militaire : « L’Africom conduit des programmes d’assistance humanitaire dans treize pays dont la Tunisie. En Tunisie, nous avons deux centres de formation, et nous avons un orphelinat, il s’agit de prendre en charge des enfants orphelins et de les prémunir des risques terroristes et de leur garantir un meilleur niveau de vie. Nous avons également un programme de partenariat militaire qui touche la formation, l’équipement et l’assistance ». Le commandant de l’ « Africom » a rendu hommage aux forces armées tunisiennes qui « sont réellement professionnelles et compétentes ».
- Cela dit, l’autre point d’importance soulevé par le Général William Ward, commandant de l’Africom, Commandement des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique, en présence de Gordon Gray, ambassadeur de Washington à Tunis, est sa confirmation que le siège de l’ « Africom » restera bel et bien à Stuttgart : « Nous avons dépassé le temps où quand on visite une nation partenaire, les gens spéculent sur notre désir de chercher des bases ou d’endroits pour placer nos troupes. Ce n’est tout simplement pas le cas et ne l’a jamais été. Le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique sera à Stuttgart pour encore l’avenir proche ».
- Si l’on se fie donc à ces deux informations, on peut en tirer la conclusion qui suit : « Africom » restera certainement en Allemagne, mais il interviendra en Afrique, de manière opérationnelle, à chaque fois que le besoin se fait sentir, et que des Etats africains demandent de l’aide et de l’assistance. Concernant ses frontières avec l’Algérie, ou peut-être avec la Libye, la Tunisie peut témoigner que plusieurs attentats ont été déjoués en Tunisie grâce à la vigilance des services de sécurité algériens qui ont pu alerté Tunis à temps…
- Donc, la question qui se pose est la suivante : pourquoi la Tunisie a sollicité Washington…