La veuve d'Arafat regrette de ne toujours pas connaître la cause de sa mort
La veuve du dirigeant historique palestinien Yasser Arafat a déploré vendredi de n'avoir toujours aucune certitude sur la cause du décès de son mari le 11 novembre 2004 en France.
Le neveu de Yasser Arafat, Nasser al-Qidwa, avait réaffirmé jeudi soir sa “conviction” qu’il avait été empoisonné par Israël, lors d’une cérémonie à Ramallah, où il est enterré, à la veille du septième anniversaire de sa mort.
“Le président Arafat est mort et le secret de son décès avec lui. Lorsque j’ai reçu le rapport médical officiel en tant qu’épouse, il indiquait que la cause de la mort était la destruction des globules rouges, sans en mentionner la raison”, a déclaré Souha Arafat, jointe par téléphone à Malte, où elle réside.
“Le rapport ne parle pas de la présence de poison qui aurait causé sa mort et je ne sais pas si quelqu’un a connaissance de quelque chose que j’ignore. J’espère connaître la cause de sa disparition mystérieuse, pour nous et pour tous”, a-t-elle ajouté.
“Nous réaffirmons notre conviction de la responsabilité d’Israël dans l’empoisonnement du défunt président Yasser Arafat, mais nous reconnaissons notre incapacité à obtenir une réponse définitive”, avait déclaré la veille Nasser al-Qidwa, un dirigeant du mouvement de Yasser Arafat, le Fatah.
Une commission ministérielle palestinienne avait publié en 2005 un rapport s’appuyant essentiellement sur celui des médecins français, dans lequel elle s’avouait incapable de déterminer la cause de la mort tout en exprimant l’espoir que ce serait possible dans l’avenir.
Arafat est mort le 11 novembre à l’âge de 75 ans dans un hôpital de la région parisienne au terme d’un séjour de deux semaines. Aucune autopsie n’a été effectuée.
Des rumeurs, alimentées par certains responsables palestiniens, continuent de circuler sur son empoisonnement par Israël, compte tenu notamment des menaces de mort qui le visaient.
En 2005, le New York Times, se fondant lui aussi sur le rapport médical français, avait affirmé qu’Arafat était mort d’une “infection inconnue”, mais qu’il était “hautement improbable” qu’elle ait été causée par le sida ou un empoisonnement.