LADDH: l’Algérie enregistre 15 000 actions de contestation par an
L’Algérie dénombre 15 000 actions de contestation par an dans les divers secteurs, a révélé le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Me Hocine Zehouane qui a mis en garde contre l’augmentation du nombre des mouvements de contestation en raison, de ce qu’il appelle, le verrouillage politique et le blocage social «dans une société de consommation et non de production».
L’activiste a affirmé que la rue algérienne était en constante ébullition, compte tenu des manifestations, sit-in et marches organisés partout à cause de l’absence de solutions effectives aux doléances des citoyens, dont le gouvernement compte ces dernières années sur l’achat de la paix sociale à l’aide de la «corruption sociale», à travers notamment la distribution de logements gratuitement et des crédits sous la formule d’Ansej…, pendant que l’économie algérienne est confrontée à une situation de blocage sans précédent due à la dégringolade des cours des hydrocarbures, ayant provoqué en conséquence une panique qui s’est emparée des dirigeants du pays.
Interrogé sur la prolongation déguisée de l’«état d’urgence», en dépit de sa levée officielle en 2012, Me Zehouane estime que la suppression de l’état d’urgence ne se fait pas par une signature ou par la promulgation d’une loi, mais ça se manifeste par des actes sur le terrain, en accordant plutôt plus de libertés aux citoyens, de sorte qu’ils se sentent en sécurité, en stabilité dans un pays où il y a de la justice sociale et de la croissance économique. Ce qui n’est pas le cas, selon lui, des Algériens qui se trouvent en face d’«une nouvelle lutte des classes sociales soutenue par la prolifération de la corruption et du faux», ce qui «a entraîné l’augmentation d’actes de suicide et de contestation accueillie par le renforcement des mesures de sécurité et des restrictions du gouvernement sur les libertés».
«La situation générale du pays connaissant actuellement des perturbations à tous les niveaux, ce qui menace la stabilité du pays», a-t-il estimé, ajoutant «avoir rédigé un communiqué que nous avions remis à Ahmed Ouyahia, lors des consultations sur la révision constitutionnelle, dans le but de sécuriser le pays des divers dangers…»