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L'Afrique du Sud affirme ne pas vouloir exfiltrer Kadhafi

الشروق أونلاين
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« L'Afrique du Sud n'a pas envoyé d'avions en Libye pour permettre à Mouammar Kadhafi de quitter le pays », a réaffirmé lundi la ministre des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, en appelant la rébellion à ouvrir « un dialogue politique inter-libyen ».

 

  « Le gouvernement sud-africain voudrait réfuter et démentir les rumeurs  selon lesquelles il a envoyé des avions en Libye pour transporter le colonel  Kadhafi et sa famille vers une destination inconnue », a-t-elle déclaré lors  d’un point presse. « Les seuls avions sud-africains envoyés dans cette partie du monde sont  destinés à évacuer le personnel de l’ambassade », a-t-elle insisté, déplorant  des « insinuations ». « Personne n’a demandé l’asile en Afrique du Sud », a-t-elle ajouté. « Pour  nous, il (Kadhafi) est toujours en Libye ». « Les problèmes de la Libye doivent être résolus par les Libyens eux-mêmes.  L’avenir de Kadhafi doit être décidé par les Libyens eux-mêmes », a souligné  Maite Nkoana-Mashabane. Interrogée pour savoir si elle reconnaissait le Conseil national de  transition (CNT), la ministre a répondu que « pour le moment, si ce gouvernement  tombe, il n’y a pas de gouvernement ». Mais selon elle, les deux parties « étaient en train de discuter en vue de  former une autorité de transition en Libye, donc, nous nous attendons à ce que  si le gouvernement de Khadafi tombe, il y ait un semblant d’autorité, incluant des éléments du CNT et des éléments de Tripoli ». « En tant que médiateurs honnêtes, nous n’avons pas de raison de créer un  Etat dans l’Etat, nous parlions avec les deux parties et nous allons continuer », a-t-elle poursuivi. « Le président sud-africain Jacob Zuma fait partie d’une équipe de  négociateurs désignés par l’Union africaine (UA) pour faire adopter un plan de  paix régional visant à mettre fin au conflit. Aucun contact n’a eu lieu la  semaine dernière avec l’une ou l’autre des parties libyennes », a-t-elle précisé. « Avec la chute imminente du gouvernement du colonel Kadhafi, nous exhortons les autorités intérimaires de Tripoli à instaurer immédiatement un dialogue  politique inter-libyen associant toutes les parties et à construire une  autorité véritablement représentative de tout le peuple », a-t-elle souligné. Le Comité ad hoc de haut niveau de l’UA se réunira jeudi pour examiner la situation en Libye, et le conseil de paix et de sécurité de l’UA le lendemain,  a-t-elle encore indiqué. La feuille de route de l’UA « comme l’a confirmé le ministre turc des  Affaires étrangères a servi de base à la résolution de l’ONU », a souligné Mme  Nkoana-Mashabane, qui a reçu samedi son homologue turc Ahmet Davutoglu. Ce document « très détaillé » contient « tous les éléments sur la transition démocratique en Libye », notamment « la rédaction d’une nouvelle Constitution » et « la tenue d’un référendum sur la nouvelle Constitution ouvrant la voie à la  première élection démocratique qui ait jamais eu lieu en Libye », a-t-elle dit. Cette feuille de route est « toujours valable », a-t-elle dit. « Nous restons  très confiants et très fiers ».

 

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