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Lakhdar Brahimi: «Où sont les cheikhs pour éteindre le feu de la fitna entre Téhéran et Riyad ?»

الشروق أونلاين
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Bachir Zemri
Lakhdar Brahimi

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, a affirmé qu’il n’était pas possible de porter un même jugement sur les révolutions populaires qu’ont connues un certain nombre de pays arabes.

Pour Brahimi, les jugements diffèrent entre « révolution », « illusion » et « complot », tout comme les résultats qui diffèrent aussi en fonction des conditions de tout pays, de ses spécificités historiques, sociales et culturelles.

De l’avis du diplomate algérien, le suicide de Bouazizi en Tunisie reste l’événement le plus marquant que les générations se rappelleront.

Par ailleurs, il a encensé l’expérience tunisienne, notamment après l’annonce officielle du parti Ennahda quant à la séparation entre activités politiques et religieuses le fait de se muer en parti civil.

L’ancien émissaire de l’ONU pour la Syrie a qualifié l’intervention militaire française, menée par Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri Lévy de destructrice et d’injuste.

Lakhdar Brahimi s’est penché longuement sur la situation en Irak et en Syrie, affirmant que « le Front El Nosra » est le représentant d’Al-Qaïda, tandis que « Daesh » est, selon lui, une organisation terroriste qui vise l’Irak, en s’attaquant au pouvoir chiite.

Aujourd’hui, soutient Brahimi, il appartient à l’Occident de résoudre la crise syrienne suite au flux des réfugiés en Europe…

Le doyen des diplomates algériens est revenu également sur le conflit irano-saoudien qu’il qualifie de grand problème, en s’interrogeant  où se situent les hommes religieux? Pourquoi n’y a-t-il pas un sérieux travail pour mettre fin à la fitna?

Selon lui, la division de l’Irak était planifiée par Israël et que ce dernier se sent réjoui de la situation dans laquelle se trouve la région arabe… 

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