L’Algérie n’accueillera pas Bachar Al-Assad s’il quitte son pays
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelsi écarte la possibilité d’accorder un asile politique au président syrien, Bachar Al-Assad s’il est contraint de quitter le pays.
Interviewé par une journaliste de la chaîne satellitaire « Al Arabiya », le ministre des Affaires étrangères a rejeté la possibilité d’octroi à Bachar Al-Assad de titre d’asile politique s’il est contraint de fuir son pays.
« De nombreux pays chercheront à accorder d’asile politique à Bachar Al-Assad, s’il le souhaite prochainement », a-t-il dit à l’animatrice.
Et d’ajouter, le chef de la diplomatie algérienne a annoncé: « Aborder cette question à l’heure actuelle n’est pas envisageable », a-t-il précisé.
Le refus d’asile politique au président syrien au cas où son régime est mis à bas, rappelle aux observateurs l’attitude prise par l’Algérie en refusant d’accueillir l’ex-président libyen, Mouammar Kadhafi.
En revanche, les autorités algériennes avaient accueilli les membres de sa famille Kadhafi pour des « raisons purement humanitaires ».
Dans un contexte ayant trait à la crise syrienne, l’émissaire onusien pour la Syrie, Lakhdar Brahimi a souligné en marge d’une rencontre tenue jeudi à Dublin avec la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov que la Russie et les Etats-Unis cherchent une « solution sensationnelle » à la crise syrienne.
« Nous n’avons pris aucune décision sensationnelle mais je pense que nous sommes convenus que la situation est mauvaise et que nous devons continuer à travailler ensemble pour voir comment trouver des moyens originaux d’endiguer les problèmes et de commencer, espérons-le, à les résoudre »a déclaré à la presse Lakhdar Brahimi, après la rencontre.
Sur le terrain, l’Armée syrienne libre « ASL » avait annoncé que l’aéroport international de Damas est un champ de guerre. De son côté, le porte-parole du conseil militaire à Damas, Nabil Al-Amir avait souligné que les combattants ayant assiégé ledit aéroport l’ont considéré jeudi comme étant une zone militaire.
En outre, le porte-parole du conseil militaire à Damas avait ajouté que les civils qui rejoignent cet aéroport doivent assumer leur responsabilité et que l’opposition avait attendu deux semaines durant avant de l’évacuer.
Cependant, Nabil Al-Amir n’a pas évoqué la démarche à entreprendre si un avion décide d’atterrir au niveau de cet aéroport.
Un autre membre de l’opposition syrienne avait pour sa part confié jeudi que « l’opposition ne fait pas incursion dans ledit aéroport mais elle ferait des obstacles pour l’atteindre », a-t-il laissé entendre.
Dans un même sillage, plusieurs compagnies aériennes étrangères ont annulé leurs vols vers Damas après que des combats ont déclenché à quelques encablures de l’aéroport international de la capitale syrienne.