L’ambassade de France expulse 90 familles algériennes de leurs logements de fonction
Ces familles occupaient ces logements depuis 18 ans avant que les pères de familles soient envoyés en retraite. Selon l’ambassade de France, ces logements font partie des bien français mentionnés dans les accords d’Evian. Les familles expulsées pour leur part considèrent leurs expulsions comme une nouvelle forme de colonisation et estiment que cette expulsion est une forme d’ingratitude après tout ce qu’ils ont donné durant des années.
Selon les représentants des familles expulsées qui se sont présentés au siège d’Echorouk, la goutte qui a fait déborder le vase remonte au mois de mars dernier quand l’ambassade de France en Algérie a adressé des assignations via un huissier de justice pour 90 algériens qui étaient employés à l’ambassade de France. Dans cette assignations l’ambassade les enjoint de quitter les logements qu’ils occupaient dans le cadre de contrats de travail signé en 1997, 1998 et 1999, dans un délai ne dépassant pas les trois mois. La jouissance du logement de fonction expire avec l’expiration du contrat temporaire de travail. Et dés la fin de ces contrats, l’ambassade de France a enjoint les occupants de les quitter, mais les résidants ont refusé cela. Les représentants des familles menacées par l’expulsion estiment que l’injonction de quitter les logements de fonction est inacceptable en l’absence de preuves légales prouvant que l’ambassade de France possède les logements en question. En plus de cela, ils estiment que l’immobilier en question n’entre pas dans le cadre des logements de fonction vu que les occupants payaient la location. Les familles menacées d’expulsion considèrent d’autre part que l’ambassade de France a exploité ces familles pour assurer la protection des logements durant la décennie noire. Après le rétablissement de la sécurité, elle veut les récupérer, disent-t-ils. Enfin, les familles concernées par les expulsions appellent les autorités à intervenir. En effet, il demande à la présidence de la république et le ministère des affaires étrangères à intervenir auprès des responsables de l’ambassade de France pour trouver une solution à cette question.