L'armée syrienne assiège de nouvelles villes
Confronté à un mouvement de contestation sans précédent, le régime de Bachar al-Assad intensifie de semaine en semaine la répression contre le peuple syrien.
Selon un autre militant, deux civils ont été tués et plusieurs autres blessés dimanche par des tirs des forces de sécurité dans les villes de Rastan et Talbisseh, au moment où les forces de sécurité et l’armée syrienne ont investi la ville.
UN GARÇON DE 13 ANS “TORTURÉ ET TUÉ”
Selon le président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, Rami Abdel-Rahmane, joint par téléphone à Londres, un militant de Deraa, le docteur Mohammad Aouad Al-Ammar, a été inculpé dimanche par la justice pour avoir “porté atteinte au prestige de l’Etat et propagé des informations mensongères”. Ce médecin, qui travaille à l’hôpital de Jassem, près de Deraa, avait rencontré récemment une personnalité militaire de haut rang et lui avait proposé une initiative pour un règlement démocratique en Syrie. Mais il avait été arrêté peu après, le 29 avril.
Les militants pro-démocratie ont par ailleurs dédié une page Facebook à un garçon de 13 ans “torturé et tué” selon eux par les forces de sécurité à Deraa, où est née la contestation, appelant à des manifestations en sa mémoire.
Selon eux, le garçon avait décidé de prendre part aux manifestations après la mort de son cousin tué par la police. Il avait été arrêté le 29 avril et sa famille n’avait plus eu de ses nouvelles jusqu’à la remise de sa dépouille le 25 mai. Les militants ont fait état de traces de torture sur son corps, en soutenant qu’il avait le cou brisé notamment. “Nous sommes tous Hamzeh (…) Nous allons sortir de chaque maison et chaque quartier pour exprimer notre colère”, écrivent-ils sur la page qui lui est dédiée.