Laskri critique les films financés par la France
Le réalisateur Ammar Laskri a déclaré à Echorouk qu’il s’oppose formellement au tournage de films algériens avec des producteurs français, assurant que le travail cinématographique serait une blague s’il s’appui sur ce principe.
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Il exprime son refus de la diffusion de ce genre de films, et que « mascarade » est une réelle mascarade puisque qu’il porte la nationalité du réalisateur français qui a financé une grande partie du film. Il ne reconnaît pas ce travail qui aborde pourtant une histoire algérienne, et considère que les prix internationaux que le film a reçus ne portent pas le nom de l’Algérie.
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Le président de l’association « lumières » evoque le piège du réalisateur français dans lequel sont tombés les réalisateurs de films algériens ce qui n’a pas permis au cinéma algérien d’évoluer. Une situation due, selon Laskri, à l’abondon de l’état, la destruction par le colonisateur de 487 salles de cinéma puisqu’il n’en reste que 10 salles. M. Laskri constatera amèrement que depuis l’indépendance aucune salle de cinéma et aucun théâtre n’ont été construit. Il appelle, par ailleur, à la mise en place d’une politique culturelle claire pour la réhabilitation du secteur culturel dans notre pays.