L’association professionnelle des banques tire la sonnette d’alarme et convoque les directeurs de banques : au cours de 7 ans, 2 500 cadres des banques publiques ont démissionné.
Une réunion urgente pour faire face à cette hémorragie, mais aussi à l’immigration des cadres du secteur financier. Départs collectifs d’environ 45 mille employés depuis la création des banques privées.
L’association professionnelle des banques et des institutions financières a tenu lundi une réunion en toute urgence à laquelle ont assisté huit directeurs de banques, et des représentants de banques publiques algériennes pour étudier la situation de 40 à 45 mille employés du secteur bancaire, pour remédier aux départs d’un nombre de cadres qualifiés vers des entreprises financières privées locales ainsi que vers d’autres filiales de banques étrangères.
Ces dernières ont donné des offres atteignant les 20 millions de centimes pour des postes de sous directeurs qui perçoivent 6 millions de centimes dans les banques publiques, puisque des sources signalent 2 500 démissions d’employés à partir de la création de banques privées depuis 7 ans.
Le responsable de l’association M. Mohammed Jellab, a entamé des assises pour cerner les raisons des départs notamment après l’ouverture des banques étrangères, une rencontre qui vient dans une période où le secteur connaît une stagnation, en raison des plaintes en milieu professionnel dans les secteurs bancaire et financier. Dans une déclaration à notre journal des sources révèlent que l’initiative de M. Mohammed Jellab vient par un courrier que l’association a reçu hier de l’union nationale des travailleurs des banques et des assurances le jeudi dernier.
L’association a été contrainte à soumettre ses préoccupations sous forme d’un semblant d’étude de l’état des lieux de l’association professionnelle des banques, dans le but d’ouvrir le dossier des banques et le traiter après le retard enregistré dans l’amélioration des salaires au niveau des banques publiques en attendant de d’adresser un courrier identique au responsable de l’association professionnelle des travailleurs du secteur des assurances.