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L’austérité bloque la LFC !

الشروق أونلاين
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D.R
Abdelmalek Sellal, premier ministre

Le ministère des Finances a reporté l’élaboration de la copie finale du projet de loi de Finances complémentaire (LFC), en attendant avec beaucoup d’attention les prochains développements sur le marché pétrolier international, dont d’éventuels signaux d’amélioration semblent perceptibles à l’horizon.

Une situation qui renseigne de la panique qui s’empare du gouvernement depuis plus de six mois, elle qui est accentuée par une baisse drastique des cours de pétrole en chamboulant ainsi les cartes du gouvernement qui semble avoir perdu la boussole.

Face à la dégringolade des prix du pétrole, le FMI a, faut-il le rappeler, a conseillé à l’Algérie et aux pays de l’Afrique du Nord à freiner leurs dépenses publiques, à réduire les subventions destinées aux produits énergétiques ainsi qu’à ne pas augmenter les salaires des employés du secteur public.

En caressant le « rêve » de voir enfin les prix du pétrole rebondir, le gouvernement algérien par l’intermédiaire du ministère de Finances prône la patience avant d’élaborer le projet de loi de Finances complémentaire (LFC) qui tarde à voir le jour.

En effet, le gouvernement algérien se heurte à une réalité plutôt « amère » d’autant que tous les rapports internationaux ne prévoient pas une amélioration des prix des hydrocarbures avant la fin de l’année en cours.

Le Fonds monétaire international (FMI) a noté dans son dernier rapport que les prix de pétrole se stabilisent à auteur de 58 mds/ brl pour augmenter progressivement parallèlement à la baisse des investissements, de la production ainsi qu’avec la croissance de la demande d’hydrocarbures.

Selon de sources gouvernementales, ce report dit « conjoncturel », qui devrait être accompagne d’une série de mesures au plan législatif que budgétaire, vise à identifier d’indices réels permettant à l’Algérie une préservation de sa situation financière et une bonne maîtrise de ses ressources et de ses dépenses.

Le FMI a également fait savoir qu’avec un baril de pétrole à 60 dollars, la plupart des pays de l’Afrique du nord, y compris l’Algérie ne seront pas en mesure de maîtriser leurs budgets, en proposant d’assainir les dépenses publiques d’autant qu’elles soient le moteur principal de croissance.

Le Fonds préconise la réduction des dépenses publiques, la non-révision à la hausse des salaires des employés du secteur public,  la baisse des subventions destinées aux produits énergétiques…

Le département de Christine Lagarde ajoute que « les nouvelles données du marché international du pétrole impose de renoncer aux vieux modèles de croissance fondés sur les dépenses publiques, dont la principale source est l’industrie pétrolière et de s’orienter vers un nouveau modèle où la croissance économique,  la création d’emploi sont tirées par un secteur privé diversifié.  

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