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L’avocate de Khalifa: « Les déclarations de Ali Benouari pourraient être utilisées en sa faveur »

الشروق أونلاين
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L’affaire de l’ex-milliardaire algérien Abdelmoumène Khalifa qui se trouve en état d’arrestation en Grande-Bretagne semble prendre une autre dimension, notamment après l’annonce de la défense de l’accusé dans l'affaire qu’on a dénommée «l' affaire du siècle » qui va remettre un dossier auprès de la Cour suprême britannique en se basant sur les propos du ministre algérien délégué chargé du Trésor, Ali Benouari, prononcés au forum d'Echorouk, le mois de septembre dernier.

Son avocate, Anna Rothwelle a affirmé dans une déclaration à Echorouk que les déclarations de Ali Benouari selon lesquelles l’effondrement du Groupe Khalifa aurait été un complot préparé par la France mais exécuté par des Algériens pourraient être utilisées en faveur de son client en prison depuis le 27 mars 2007 en vertu d’un mandat d’arrêt européen.     

La défense s’efforce à convaincre la justice britannique que Khalifa n’était pas seul à l’origine de la faillite du Groupe et de la Bank Khalifa.

Cette arrestation est intervenue dans le cadre d’un «mandat d’arrêt européen délivré par les autorités françaises» pour « blanchiment d’argent, abus de confiance et banqueroute frauduleuse», a-t-elle précisé.

Il convient de rappeler que chacun des deux pays, à savoir l’Algérie et la France demande aux autorités britanniques l’extradition  de « Golden boy » Rafik Abdelmoumène Khalifa.

L’avocate du patron du groupe Khalifa a révélé que le dossier qu’elle devra remettre à la justice britannique va prendre comme référence l’un des câbles de WikiLeaks selon lequel l’ex-ambassadeur américain en Algérie, Robert Ford, aurait déjà informé ses responsables à Washington que la banqueroute du Groupe Khalifa était ourdie par la France avec l’implication de certains responsables algériens.

Selon l’interlocutrice, ces accusations à l’encontre des autorités françaises et de certains responsables algériens sont très dangereuses du point de vue de la justice britannique et pourraient même se pencher en faveur de Khalifa, notamment que la Cour suprême de Londres n’a pas encore prononcé son verdict final dans cette affaire.

Le tribunal de Westminster de Londres avait déjà prononcé son verdict le 25 juin 2009 portant l’extradition de Khalifa pour l’Algérie.

La défense de Khalifa s’interroge d’ailleurs pourquoi il n’y a eu ni réplique, ni démenti du côté algérien, comme du côté français après les révélations de Ali Benouari.

L’avocate a dit enfin qu’elle suit de très près toute information en provenance de l’Algérie sur cette affaire qu’elle qualifie de « politique et de complexe ».

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