Le 4e mandat provoque des positions divergentes au syndicat des imams
Après une semaine de la déclaration de Ghoulamalah sur l’importance des prochaines élections qui sont une véritable bataille qu’il faut absolument mener, le syndicat des imams renouvelle son soutien au président-candidat Abdelaziz Bouteflika par la voix de son président Djelloul Hadjimi qui a déclaré à Echorouk qu’il était avec le président Bouteflika « qu’il soit malade ou invalide » ajoutant que la maladie n’est pas une tare tant que le Président a toute ses facultés mentales.
En réponse à cette déclaration le président du conseil indépendant des imams, Djamel Ghoul dit « halte aux manigances et aux calculs » accusant Hadjimi d’être à l’affût d’un poste et ceci au détriment des imams ; y’aurait –il une scission au sein du syndicat des imams au sujet du quatrième mandat ? Sera-t-il partagé entre ceux qui sont pour, ceux qui sont contre et ceux qui affichent la neutralité.
Djelloul Hadjimi a affirmé à Echorouk que la coordination nationale des imams algériens soutient la candidature du président Bouteflika et qu’elle allait faire campagne pour lui tout en réfutant l’accusation qui a été dirigé envers sa structure concernant l’utilisation des mosquées et des prêches du vendredi pour faire de la propagande pour le programme du président. Hadjimi a ajouté que les imams sont libres de choisir leur candidat aux élections ;il a par ailleurs expliqué que ce choix est basé sur le souci de sauvegarder l’unité et la stabilité de la nation pour ne pas reproduire les modèles libyen et égyptien .
Le président du conseil indépendant des imams, Djamel Ghoul, répond à Hadjimi en lui demandant de laisser les imams loin de la politique et chaque imam a le droit de choisir son propre candidat à titre individuel « les imams ont besoin de quelqu’un qui défendrait leurs intérêts et leurs revendications syndicales et pas d’une personne qui les utiliserait pour arriver à ses propres fins ».
Ghoul ajoute que sa formation adopte une attitude neutre et n’avait pas de candidat précis et que chaque imam est libre de choisir son candidat comme tout autre citoyen tout en appelant à ne pas parler au nom des imams.