Le bras de fer se durcit entre Benghebrit et syndicats !
Les sept syndicats de l’Alliance de l’éducation nationale ont affirmé la politique de «bricolage» avec laquelle la ministre de l’Education gère son secteur si sensible.
Les syndicats de l’éducation regroupés dans une alliance ont réitéré le maintien de leur débrayage de deux jours prévu les 10 et 11 février prochains, en menaçant de durcir le ton et d’entamer une grève ouverte jusqu’à la satisfaction de leur 12 revendications.
Le président de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef), Sadek Dziri a fait savoir lors d’une conférence de presse animée lundi au siège du syndicat à Alger que les partenaires sociaux étaient déterminés d’entamer une grève car le ministère n’a pas pris en considération certaines revendications lors de la signature de l’instruction ministérielle n° 004 du juillet dernier, notamment celles relatives aux enseignants ayant suivi une formations après le 3 juin 2012, privés de promotion au rang d’enseignant-formateur et aux économes privés eux-aussi de la prime pédagogique.
Pour sa part, Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (Snte) a estimé que la taille du département que Benghebrit gère est plus grande qu’elle, elle qui tantôt menace les syndicalistes de les poursuivre en justice et tantôt les invite au dialogue et à la réconciliation alors qu’elle fut en mesure de résoudre quelques problèmes en l’espace de 24 heures. Boudjenah a affirmé la légitimité de leur action de contestation compte tenu de prévis de grève qu’ils ont déposé en conformité de la loi selon lui.
Loghlid Belamouri, président de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (Fnte), affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) a dit de son côté que l’alliance des sept syndicats de l’éducation visait de donner une opportunité au ministère de tutelle de prendre en charge les doléances des professionnels depuis des années.