Le chauffeur des présidents algériens assassiné par son épouse avec un couperet
La cour d’assises d’Alger a rendu un verdict de 5 années de prison ferme pour l’épouse du chauffeur des précédents présidents de l’état algérien, après qu’elle ait été condamnée à perpétuité pour l’assassinat de son mari.
- Au moment du crime au domicile de la victime, beaucoup ont pensé à un règlement de compte, car l’heure était aux déclarations de dirigeants politiques, relatives au règne de Boumediene ainsi que l’imminence des présidentielles d’avril 2009.Mais l’enquête a conclu à la culpabilité de l’épouse, après 45 ans de vie commune, où le mari menaçait continuellement la famille en usant de ses armes.
- L’épouse de 51 ans, raconte que depuis son mariage à 14 ans avec le chauffeur de feu Boumediene, elle n’a cessé de souffrir des violences de son époux qui menaçait ses enfants avec ses deux fusils et le revolver qu’il possédait. Nul ne discutait ses décisions et il régnait en despote, particulièrement depuis sa retraite, alors que durant sa vie active, il était souvent absent au point où certains de ses enfants n’ont pu lui parler pendant 12 ans ! D’ailleurs, deux d’entre eux ont émigré et il chassait quiconque prétendait à la main de sa fille. Il est devenu alcoolique d’où des propos indécents qui arrivaient aux oreilles des voisins.la situation s’est aggravée lorsque sa fille qui travaille dans une société mixte, est partie pour un voyage d’affaires en France sans lui en parler car il aurait refusé de l’écouter.
- La victime s’en est aperçue et a menacé sa femme d’un couteau en promettant les pires représailles pour sa fille. L’épouse a pris peur et a profité du sommeil de son conjoint pour le frapper avec un couperet. Le regard que la victime a jeté sur elle, l’a poussée à s’acharner, en lui portant des coups à la tête. Elle a nettoyé le sang, puis au matin, informé ses enfants que des inconnus se sont faufilé dans la chambre de leur père et l’ont l’assassiné. Mais elle a avoué son crime lors de l’enquête, en disant que son geste n’était pas prémédité, qu’elle voulait juste prendre la clé de leur villa pour se sauver.