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Le commandant Omar Sakhri: «Ceux qui ont ramené Boudiaf lui ont mis les bâtons dans les roues »

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Le commandant Omar Sakhri: «Ceux qui ont ramené Boudiaf lui ont mis les bâtons dans les roues »
D.R
Feu Mohamed Boudiaf

Ma première rencontre avec l’un des artisans de la Révolution, le défunt Mohamed Boudiaf remonte à 1962.

C’était lors d’une visite qu’il a effectuée à « Mdoukal » pour rencontrer le commandant de la Wilaya VI historique, le colonel Mohamed Chaâbani qui était absent ce jour-là. Je l’ai accueilli en compagnie de L’Hocine Sassi. Ce qui a attiré mon attention en lui, sa lucidité, sa dynamique et sa rigueur. Le but de sa visite étant de nous convaincre de nous rallier à son alliance (le groupe de Tizi Ouzou) qui était en désaccord avec l’état-major.

Au cours de nos discussions, nous lui avons fait part de notre vision vis-à-vis du conflit, qui nécessite des wilayas de l’Intérieur de s’unir autour des cinq chefs emprisonnés qui avaient déclenché la Révolution. Etant en prison, ces derniers étaient loin des conflits ayant opposé l’état-major au Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Nous lui avons expliqué que les deux parties ont failli à leurs engagements envers l’armée de l’Intérieur et l’avons mis au courant de nos tentatives auprès des chefs des autres wilayas pour adopter notre vision. Moi personnellement, j’ai pris contact avec le colonel Tahar Zbiri (chef de la Wilaya I), Youcef El Khatib (chef de la Wilaya IV) ainsi que feu Mohamed Oulhadj (chef de la Wilaya III).  Mais, nos démarches étaient vouées à l’échec.

Après un échange avec Mohamed Boudiaf, je lui ai dit: « Vous étiez unis en prison, en tant que chefs de la Révolution et votre page est blanche, unissez-vous et nous serons derrière vous ».

Début des années 1990, lorsque le pouvoir avait demandé l’aide de Mohamed Boudiaf, un des déclencheurs de la Révolution et symbole du vrai nationalisme, ce dernier a posé ses conditions. Boudiaf a dit alors à son interlocuteur: « Si je prends les commandes du pays, je demanderai des comptes et je commencerai par vous ».

Boudiaf est revenu au pays et a eu à assumer une lourde responsabilité, accentuée par la crise qui a frappé le pays de plein fouet et n’a épargnané aucun secteur. Face à l’isolement du pays, Mohamed Boudiaf n’a ménagé aucun effort pour trouver des solutions. Malheureusement, ceux qui l’ont ramené étaient les premiers à lui mettre des bâtons dans les roues.

Le dernier rendez-vous avec lui devrait avoir lieu le 5 juillet 1992, lorsqu’il a décidé ,pour la première fois de l’Histoire du pays, à ce que les festivités officielles commémoratives du recouvrement de la souveraineté nationale soient célébrées en dehors de la capitale. Boudiaf a donné son accord pour que Zaâfrania (Wilaya VI), à l’ouest de Boussaâda, abrite les festivités. Malheureusement, il a été assassiné six jours avant cette date.  

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Commentaires
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  • RAIS HAMIDOU

    tout le monde se méfier de hizabe franca mais ils ont eu raison d'eux tous sauf ceux qui vivaient à l'étranger...la longivité de boum est due à leur collaboration.

  • RAIS HAMIDOU

    l..'histoire a consacré l'échec politique des pays dirigés par .les juntes en afrique en asie et en amérique du latin.