Le footballeur berlinois, Benyamina, rêve de jouer parmi les Verts
Né en Allemagne, d’une mère allemande, Karim Benyamina reste très attaché à ses origines algériennes. Il vit à l’algérienne, évolue dans le club berlinois et espère une invitation de la part de l’entraîneur national pour jouer parmi les Verts.
- E: Etes-vous en contact avec les algériens qui jouent en championnat d’Allemagne ?
- Au début, ils étaient rares à jouer en Allemagne, mais à présent ils sont au nombre cinq ou six. Je connais Al Amri, Chadli, Ziani, Metmour et Antar Yahia, même si je n’ai pas encore eu l’occasion de les rencontrer. Ils résident loin de moi, et chacun a des obligations personnelles. Je suis toutefois leur parcours de très près.
- J’apprécie particulièrement le jeu de Ziani. C’est mon joueur préféré… tout comme d’autres joueurs d’origine algérienne comme Zidane et Ben Zema.
- E: Puisque vous connaissez Ziani, vous devez suivre l’actualité de la sélection algérienne…
- Il est naturel pour moi de suivre l’évolution de la sélection de mon pays. Je suis un algérien, même si je vis loin, en Allemagne. J’essaie de vivre au quotidien dans une ambiance algérienne, à travers les amis, la cuisine et les programmes de télévision, particulièrement les matchs de la sélection nationale.
- E: Avez-vous suivi la prestation des Verts durant les éliminatoires pour la CAN et le Mondial 2010 ?
- J’ai effectivement vu toutes les rencontres de la sélection algérienne dans le cadre des éliminatoires jumelées. L’équipe semble solide et solidaire et mérite d’accéder à la Coupe du Monde.
- L’amélioration rapide de la sélection algérienne m’a beaucoup plue. Je fête à Berlin chaque victoire des Verts avec quelques copains de la communauté algérienne. J’estime que le Mondial est à portée de main.
- E: Que ressentez-vous en voyant jouer les Verts ?
- J’en suis fier et je suis un peu jaloux du fait que je ne sois pas parmi la sélection. Je rêve d’en faire partie. Ma passion pour la sélection algérienne n’est pas nouvelle, et ce n’est pas parce que les Verts sont proches du Mondial. En fait, j’attends depuis des années un signe de l’Algérie, qu’il soit positif ou négatif. Rien ne laisse penser que j’intéresse l’équipe de mon pays, et cela m’attriste. Néanmoins, je ne perds pas l’espoir d’évoluer un jour parmi les Verts.
- Je ne connais pas personnellement l’entraîneur national Rabah Saadane, mais d’après le jeu de la sélection, il apparaît comme une personne qui a beaucoup d’expérience et qui s’y connaît sur le plan tactique, ce qui se traduit sur le terrain d’ailleurs. Je saisis l’opportunité de cet entretien pour dire que j’espère que je bénéficierais d’un intérêt de sa part.
- E: Y a-t-il des clubs algériens que vous supportez ?
- Je connais l’USM El Harrach, car les membres de ma famille soutiennent ce club, donc j’en suis automatiquement fan. Je ne connais même pas ses couleurs, peut-être est-ce les mêmes couleurs de mon équipe actuelle…
- E: Vous rendez-vous souvent en Algérie ?
- Il y a quatre ans que je n’y ai pas mis les pieds en raison de mes obligations avec mon club. J’aime beaucoup mon pays, le climat qui y règne. J’y allais souvent avant, et comme ma famille est partagée entre l’Allemagne et l’Algérie, je ne m’y sens pas étranger.
- J’aime la simplicité de la vie en Algérie, la mer, la nature et le comportement des gens. Je m’y rends dès que j’en ai l’occasion.
- E: Vous ne pensez pas vous y installer ?
- Pourquoi pas ? Possible, et peut-être que je jouerais dans l’avenir pour un des clubs algériens. Je trouve le niveau du championnat algérien acceptable.