Le gouvernement craint l’exploitation des prix des produits alimentaires à des fins politiques
Le gouvernement craint que certaines formations politiques exploitent la pénurie et la flambée des prix de certains produits alimentaires de première nécessité dans leurs campagnes électorales en prévision des prochaines élections législatives.
C’est ce qu’a indiqué mercredi le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui a annoncé l’ouverture d’un débat sur ce sujet après les prochaines élections législatives. Le but de ce débat serait d’éviter l’exploitation de ce problème à des fins politiques. « Les pouvoirs publics continueront de subventionner les prix des produits alimentaires de large consommation pour préserver le pouvoir d’achat des Algériens », a assuré le ministre. Dans le même contexte, il a expliqué que le gouvernement élargira la liste des produits subventionnés. D’autre part, il a indiqué que « l’Algérie n’est pas à l’abri de la crise économique internationale. Cette dernière a eu des effets sur notre économie puisque nous avons enregistré une régression de nos exportations vers les marchés européens. En contrepartie, nous avons enregistré une augmentation des importations », a déclaré le ministre du Commerce sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale. « La poursuite de la crise économique en Europe conduirait à une récession économique et cela pourrait avoir des conséquences sur les prix de plusieurs produits », a-t-il ajouté tout en mettant en exergue la nécessité de se préparer à de tels scénarios. Il est important de chercher les produits de première nécessité dans d’autres marchés à l’instar des marchés asiatiques », a estimé Benbada. Sur un autre plan, il a signalé la reprise des négociations en vue de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans ce contexte, il a expliqué que le problème qui a empêché l’adhésion de notre pays à l’OMC était dû au groupe de travail chargé d’accomplir les procédures d’adhésion. « Le groupe de travail n’était pas très connu », a-t-il dit.