Le gouvernement Tebboune face à la chute des prix de pétrole
A peine installée, la nouvelle équipe gouvernementale se heurte d’ores et déjà aux premiers obstacles, dont la chute dangereuse des cours de pétrole sous la barre des 50 dollars.
Le Brent de la Mer du nord s’est affiché mercredi midi sous la barre des 50 dollars, soit à 45.84 dollars, tandis que le baril de light sweet crude (WTI) s’est établi à 43.51 dollars.
Les prix de l’or noir ont connu une légère baisse qui a coïncidé avec la crise diplomatique dans le Golfe et la rupture des relations diplomatiques entre un nombre des pays de la région et le Qatar, sachant que des experts aient écarté alors l’hypothèse d’un sérieux impact de cette crise sur les cours de pétrole.
Parallèlement à la reprise du forage du pétrole de schiste américain, les prix de pétrole ont enregistré une chute progressive en passant sous la barre des 50 dollars, dont le Brent et le WTI américain étaient établis respectivement mercredi à 45 et 43 dollars.
Malgré les déclarations et les assurances du ministre saoudien de pétrole quant au rebondissement des cours et à l’équilibre de l’offre et de la demande, les cours ont continué leur chute pour la troisième semaine consécutive en atteignant leur plus bas niveau depuis sept mois.
La baisse du prix de l’or noir a coïncidé avec la nomination du nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune dont de lourds dossiers l’attendent, entre autres le logement, le parachèvement des projets d’infrastructures, la réduction de la facture d’importation pour se projeter progressivement vers les exportations hors hydrocarbures conformément au nouveau modèle économique.
Force est de se demander comment le chef de l’Exécutif va agir face à la situation actuelle du marché des hydrocarbures, surtout si cette baisse venait s’inscrire dans la durée, ce qui mettrait le gouvernement dans un embarras d’autant plus que la loi de finances (LF 2017) était élaborée sur la base du prix de référence du baril de pétrole à 50 dollars.