Le gouvernement traque les évadés fiscaux!
Pris de panique, le gouvernement algérien sérieusement en quête de moyens urgents pour atténuer un tant soit peu l’impact de la baisse spectaculaire des cours du pétrole, situé à moins de 60 dollars / baril.
Comme première mesure à entreprendre dans l’immédiat, le ministère des Finances a informé la Direction générale des impôts de l’instruction ordonnant des grands commerçants, entreprises privées et entrepreneurs de s’acquitter de leurs impôts. La mesure semble être la première issue pour le gouvernement qui est plus que jamais appelé à donner une bouffée d’oxygène au trésor public.
L’opération concerne en premier lieu les grands opérateurs ayant à s’acquitter de leurs dettes fiscales. La première étape concerne les contribuables ayant à honorer leurs dettes fiscales qui dépassent ou égalent les 500 millions de centimes sous peine de soumettre leurs dossiers à la justice.
La Direction générale des impôts (DGI) tend étendre l’opération à d’autres opérateurs ayant accumulé des dettes fiscales estimées 100 millions de centimes ou plus.
De par sa démarche, le gouvernement semble plutôt sérieusement préoccupé par la chute des cours du pétrole et les difficultés rencontrées par le trésor public. Si cette décision soulage un peu ce dernier, la solution la plus évoquée reste la libération de l’économie du pays de la dépendance des hydrocarbures.
Pour rappel, la Cour des comptes a affirmé dans son rapport, établi en 2013, que les impôts non recouvrés en 2011 ont atteint les 8.000 milliards de dinars, soit la moitié de la réserve de change en devises et cinq fois plus les recettes fiscales annuelles, estimées à près de 18 milliards de dollars.