Le Japon ordonne le départ de l'ambassadeur syrien après la tuerie de Houla
Le Japon a annoncé mercredi avoir ordonné à l’ambassadeur de Syrie à Tokyo de quitter le pays, s’associant aux puissances occidentales pour protester contre le massacre de Houla
.Le gouvernement nippon a pressé l’ambassadeur de Syrie au Japon, Mohamed Ghassan Al Habash, de quitter l’archipel “dès que possible”, a expliqué un responsable du ministère des Affaires étrangères à l’AFP.
Le ministre nippon des Affaires étrangères, Koichiro Gemba, a “fermement dénoncé les violences contre les droits de l’homme” perpétrées notamment lors de la tuerie de Houla (centre), où au moins 108 personnes ont été tuées selon l’ONU.
“Il est clair que la responsabilité de ce type d’incident tragique incombe surtout au gouvernement syrien”, a souligné M. Gemba lors d’une conférence de presse.
La Syrie fait l’objet depuis plus d’un an de manifestations exigeant le départ du président Bachar al-Assad, violemment réprimées par le pouvoir en place à Damas.
“Le problème est que les forces hostiles au régime ne sont pas unifiées. Le gouvernement japonais étudie ce qu’il peut faire pour soutenir ces forces anti-régime et leurs efforts d’unification”, a ajouté le chef de la diplomatie japonaise.
Il a toutefois précisé que Tokyo maintenait ses relations diplomatiques avec Damas malgré l’expulsion de l’ambassadeur, un ordre de départ que le Japon a expliqué avoir pris en coordination avec d’autres pays.
Une directive similaire a en effet été donnée aux représentants diplomatiques syriens dans de nombreux pays occidentaux, par mesure de rétorsion après le massacre de civils de Houla.
Signe d’un durcissement de la position des Occidentaux à l’égard de Damas, les principaux pays européens, ainsi que les États-Unis, le Canada et l’Australie, ont annoncé l’expulsion des représentants diplomatiques syriens de leur capitale.
Le massacre de Houla (centre) a provoqué l’indignation de la communauté internationale. Le chef des observateurs de l’ONU, le général norvégien Robert Mood, a indiqué au Conseil de sécurité qu’au moins 108 personnes y avaient été tuées, atteintes par des éclats d’obus ou tuées à bout portant, dont 49 enfants. La majorité ont été exécutées, selon les premiers résultats d’une enquête de l’ONU.