Français

Le MAE malien : « Renforcer la sécurité au Sahel »

الشروق أونلاين
  • 690
  • 0

Le ministre des Affaires étrangères malien, Soumeylou Boubèye Maïga a affirmé que la réunion des chefs d’état-major de la région du Sahel tenue récemment à Bamako au Mali a été couronnée par la mise en place de patrouilles de sécurité communes entre les pays de cette région dans le but de pourchasser les éléments d’Aqmi dans la région du Sahel.

 

Soumeylou Boubèye Maïga a déclaré lors d’une interview accordée au journal « L’indépendant » que cette mesure de mise en place de patrouilles entre les pays du Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Algérie intervient suite à la délimitation des zones d’intervention et à un accord sur la nécessité de conjuguer les efforts et les forces de sécurités de ces pays précités qui avaient participé à la réunion tenu à Bamako.

Interrogé au sujet du refus de l’Algérie de la présence des forces françaises dans la région, comme ce fut le cas où elles étaient intervenues pour la libération de leur otage Michel Germaneau 78 ans assassiné par ses ravisseurs opérant pour le compte d’Aqmi en juillet 2010, le chef de la diplomatie malienne a dit « que la position de l’Algérie ressemble à celle du Mali, dont il nous appartient de renforcer nos efforts dans la lutte contre le terrorisme dans la région du Maghreb et du Sahel .»

Interrogé sur le maintien des soldats français dans la région, Soumeylou Boubèye Maïga a affirmé que « cela rentre dans cadre de la coopération entre le Mali et la France en matière d’entraînement, de commandement et d’échange d’informations. Mais il n’est pas nécessaire qu’il y ait de bases militaires françaises  permanentes au Mali. »

Quant à la possibilité de frappes des groupes terroristes au Sahel pour venger l’assassinat de Ben Laden, « Al-Qaida n’a pas de moyens pour exécuter ses menaces », a-t-il lancé.

Mais ne cela n’exclut pas d’éventuelles attaques d’Aqmi, ce qui nécessite un renforcement sécuritaire dans la région », a-t-il conclu.          

 

مقالات ذات صلة