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Le Maroc déploie ses troupes militaires à la frontière algérienne !

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Le commandement de la Gendarmerie royale marocaine a déployé ses troupes militaires dans les provinces de Semara, Layoune et Dakhla, toutes des villes sahraouies occupées, en plus de certains points situés à la frontière algérienne, selon des sources marocaines.

Les autorités marocaines prétendent justifier cette mobilisation militaire depuis quelques jours, par les mesures préventives visant à traquer toute personne soupçonnée d’appartenir à l’Etat islamique « Daech » ainsi que par les manoeuvres militaires communes entre les forces algériennes et des éléments du Front Polisario prévues dans les jours à venir.

En outre, des éléments de la gendarmerie et de l’armée royales auraient ratissé la région frontalière avec l’Algérie à l’aide des hélicoptères militaires.

Les autorités marocaines ne cessent de s’en prendre à l’Algérie, à travers des déclarations provocatrices des officiels et des politiciens de ce pays. Hamid Chabat, président du Parti El Istiqlal revient lui-aussi à la charge en appelant à la libération des terres marocaines qu’il prétend être occupées par l’Algérie. Intervenant lors d’un meeting populaire, tenu à Oujda à l’occasion de 80 ans de la fondation de son parti, Chabat a annoncé que « sa formation ne visait pas à intimider l’Algérie autant qu’elle veuille protéger la dignité du peuple marocain», estimant que « la récupération des terres confisquées est le seul moyen pour que la paix se réinstalle au sein de l’Union maghrébine».

Par ailleurs, il a désapprouvé la décision du gouvernement d’interdire le sit-in qu’il envisageait de tenir au poste-frontière, Zoudj Bghal, samedi dernier pour réclamer de nouveau la réouverture de la frontière terrestre fermée depuis 1994.  

Le responsable du Parti El Istiqlal, connu pour ses propos haineux à l’égard de l’Algérie, a critiqué les orientations du gouvernement « barbu », en faisant allusion au gouvernement de Abdelilah Benkirane qui ne répondent pas, à ses yeux, à la volonté du peuple marocain ainsi qu’à la volonté de libérer « les terres violées, soit Tindouf, Béchar, El Qanadsa, Ceuta, Mellila ainsi que les îles Jaâfaria».

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