Le ministère de la communication méprise les journalistes
L’ « Initiative pour la dignité du journaliste » a annoncé dans un communiqué son retrait de la commission de consultations chargée d’élaborer la grille salariale nationale des journalistes.
Cette décision vient en réaction à la décision du ministère de la communication de considérer le représentant de Initiative pour la dignité du journaliste » comme un « observateur » non pas « acteur » durant les discussions. En effet, ce ministère sensé ouvrir le débat aux journalistes ne veut que leur représentant prenne part au dialogue ni apporter sa contribution dans les éventuelles modifications du brouillon de la grille salariale des journalistes. Alors que les journalistes membres de l’Initiative ont recouru aux dialogue pour transmettre leur revendications socioprofessionnelles en partant de la réalité du terrain au niveau de leurs rédactions, le ministre de la communication, Nacer Mehel, n’a pas tenu ses promesses qu’il a faites au bureau de coordination de ladite initiative lors de la première rencontre avec lui. Il est à noter que journalistes de la presse écrite (publique et privée) et de l’audiovisuel ont fait une série de propositions qu’ils ont transmis dans un dossier au ministère de la communication. Or, ses propositions n’ont pas été prises en considération par la tutelle. En protestant contre l’occultation de leurs propositions, des responsables du ministère de la communication ont informé l’Initiative que son représentant n’a pas le droit d’assister aux séances de dialogue.
En réaction à cette injustice et exclusion, le bureau de l’Initiative pour la dignité du journaliste a décidé de se réunir la semaine prochaine pour discuter des actions à mener. Selon les membres de ce bureau, le recours à la protestation n’est pas exclu pour transmettre les doléances des journalistes au premier magistrat du pays, M. Abdelaziz Bouteflika. Outre leurs salaires qui sont parmi les plus en Algérie, les journalistes sont confrontés quotidiennement à de multiples problèmes socioprofessionnels. Face à la politique de la sourde oreille pratiquée par le ministère de la communication, les journalistes veulent exposer leurs préoccupations légitimes directement au président de la république.