Le ministère des Affaires religieuses interpelle les imams revendiquant un syndicat
Le ministère des Affaires religieuses et du Wakf a interpellé hier les imams demandeurs d’un syndicat, pour s’expliquer au sujet des déclarations qu’ils ont accordées à Echorouk en refusant ainsi leur implication au sujet des délégations et les formules de désignation des « Biaâtha » (mission algérienne du Hadj).
Deux imams ont comparu hier devant la commission de wilaya, laquelle composée d’inspecteurs accrédités par le ministère des Affaires religieuses, pour donner des explications sur la base d’une directive donnée par l’Inspecteur général du département de Ghlamallah, a-t-on appris d’une source du ministère.
« L’interpellation des deux imams concernés, El Hadj Hedjadj et Djamel Ghoul, est une procédure ordinaire relevant des prérogatives de l’inspection générale du ministère de tutelle qui rentre dans le cadre du suivi de tout ce qui est annoncé par la presse, dont les deux imams en question ont fait des déclarations à Echorouk. La commission chargée d’auditionner les deux imams s’interroge sur leurs motifs les ont poussés à parler « des réformes des structures du ministère et de dévoiler les affaires de corruption si elles en existent », a ajouté la même source.
La même source a indiqué qu’une rencontre prévue début de la semaine prochaine devant évoquer la question du syndicat réclamé par les imams, en ajoutant que « le ministre se penche beaucoup pour donner son accord de principe pour sa mise en place qui est un droit constitutionnel et syndical ».
« Évoquer la question des affaires de corruption, mènerait peut-être le ministre à changer d’avis », ajoute la même source.
Contacté hier après leur comparution devant la commission de wilaya, El Hadj Hedjadj, l’imam de la mosquée de Staouéli, nous a dit que la convocation par cette dernière a été motivée par des explications à donner après une déclaration à la presse et clarifier l’idée de la création d’un syndicat. « La commission a salué cette démarche, étant donné que Ghlamallah a annoncé notre droit légitime à la mise en place d’un syndicat », a-t-il confié.
Et d’ajouter : « Je peux coordonner avec tous les imams du pays sans que je sois membre du syndicat que nous voulons indépendant ».
S’agissant de l’attitude des imams au sujet du syndicat, l’interlocuteur a ajouté qu’ « il y’ en a ceux qui s’opposent à cette idée en qualifiant le syndicat d’une humiliation pour l’imam, d’autres trouvent que l’imam est fonctionnaire et il ouvre droit à un syndicat ».
De son côté, l’imam de la mosquée « El Abrar » de Bouzaréah, Yahia Sari a soutenu l’idée du syndicat qui doit être selon-lui « autonome et que les imams n’ont pas apporté quelque chose d’indigne ».
Pour étayer ses dires, l’imam a dit que deux associations des imams ont été déjà en 1999.