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Le ministre de l’Agriculture l'a affirmé : les prix du pain et du lait ne connaîtront pas de hausse

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Rachid Benaissa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a indiqué lundi, que la crise du lait qui persiste encore est due à une perturbation dans la chaîne de distribution de ce produit de première nécessité. Il a également affirmé qu’il existe des entraves liées à la bureaucratie empêchant la sortie de la poudre de lait des ports.

 

 Selon le ministre, la facture d’importation du lait est estimée à 800 millions de dollars par an. Il a ajouté que son département s’efforce de  remédier au problème de distribution du lait. Lors de son intervention à la Chaîne III de la Radio nationale, Rachid Benaissa a assuré que le prix du sachet de lait sera maintenu à 25 DA et ne sera pas  revu à la hausse. Le prix du pain sera également maintenu grâce à la disponibilité d’importantes quantités  de  farine et l’augmentation des quotas accordés aux minoteries. Un suivi a également été lancé pour approvisionner les boulangeries en matière première en vue d’éviter d’éventuelles pénuries . Le département de Benaissa continue de mettre en œuvre des mécanismes pour fixer les prix des produits alimentaires de large consommation à l’instar de la pomme de terre et ce par l’aménagement  de lieux pour le stockage des excédents qui seront par la suite mis sur les marchés en cas de pénurie. Ce mécanisme sera élargi  pour  la filière viande blanche et devra couvrir par la suite l’ail et l’oignon. Actuellement, des démarches d’extension des capacités de stockage ont été mises en service dans de nombreuses wilayas. Les unités de stockage traditionnelles ont également  été récupérées dans les localités  de Sétif, Chlef et Ain-M’lila. Le ministre a déclaré avoir réalisé un stock de sécurité pour  la farine, en attendant de  renforcer et de subventionner d’autres produits tels que le lait, les légumes secs et les céréales. Cela en mettant en place un système de régulation de produits de large consommation (Syrpalac). Ce dernier permettra de mettre fin à la spéculation. Benaissa a, par ailleurs, appelé les producteurs privés à contribuer au maintien des prix du lait en adhérant aux contrats de partenariat déterminés par son département. Ces contrats stipulent que c’est le ministère qui se charge d’importer la poudre de lait utilisée dans la production du lait, puis la distribuer aux producteurs selon les besoins de chaque région. Toutefois, il met en garde contre l’utilisation de la poudre de lait à d’autres fins. Il donne également des instructions à n’utiliser cette matière que d’une manière rationnelle. Soulignant dans ce sillage que la moyenne annuelle de production de lait de l’Algérie est estimée à 2.5 milliards de litres. Mais les producteurs n’ont pu collecter que 300 millions de litres de lait cru durant l’année dernière (2010). Pour améliorer les capacités nationales de collecte de lait cru, l’ État vise alors à collecter 700 millions de litres dans l’avenir. Pour atteindre cet objectif, il faudrait au préalable soutenir les éleveurs. C’est ce qui a été donc réalisé en important 25 000 vaches laitières en 2010 contre 15 000  vaches laitières seulement en 2009. Selon le dernier bilan établi par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, 97 laiteries sur 111  ont conclu des contrats de partenariat en vue de développer la production nationale de lait. Soulignant enfin, que les négociations sont toujours en cours avec d’autres laiteries qui n’ont pas encore signé ces contrats de partenariat..              

 

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