Le paiement anticipé de la dette extérieure a prémuni l'Algérie des chocs extérieurs
La politique du paiement anticipé de la dette extérieure adoptée par l'Algérie a contribué à la prémunir des chocs extérieurs liés notamment à la réduction des financements extérieurs et au durcissement des conditions de leur octroi”, a indiqué le gouverneur de la Banque d'Algérie, M. Mohamed Laksaci.
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Cette stratégie, a expliqué M. Laksaci qui présentait un rapport sur les développements financiers et monétaires à l’Assemblée populaire nationale (APN), a permis “une réduction importante” de la dette publique extérieure, ce qui atteste, a-t-il fait remarquer, de “la réussite de la politique de réduction de la dette extérieure algérienne”.
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La poursuite de la mise en oeuvre de la stratégie de réduction de la dette extérieure algérienne a permis une utilisation à bon escient des ressources, alors que les graves perturbations qui secouent les marchés financiers internationaux depuis 2007 ont donné lieu à un durcissement des conditions d’octroi des crédits par les banques internationale, a indiqué le gouverneur de la Banque d’Algérie.
- Le montant de la dette extérieure à moyen et long termes avait atteint près de quatre milliards de dollars à la fin du mois de juillet dernier contre 4,98 milliards fin 2007 et 16,485 milliards fin 2005, a-t-il souligné tout en relevant une amélioration de la situation financière extérieure depuis 2000 à la faveur du paiement anticipé de la dette.
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“L’augmentation actuelle du taux de change de l’euro par rapport au dollar aurait décuplé l’impact de la dette extérieure et porté préjudice au budget de l’Etat n’était le remboursement anticipé de la dette avant l’éclatement de la crise financière mondiale”, a noté M. Laksaci.