Le partenariat énergétique doit prendre en charge les attentes des pays producteurs
L’Algérie a plaidé mercredi à Doha pour l’institution de nouvelles formes de partenariat énergétique qui prennent en charge les attentes des producteurs en matière de la sous-traitance, du transfert technique et de la création d’emploi.
’’Le partenariat énergétique doit évoluer pour s’adapter aux nouvelles attentes des pays producteurs, qui exigent actuellement un contenu national (utilisation des capacités locales), la création de l’emploi et l’investissement dans les pays hôtes’’, a indiqué Fethi Arabi, directeur de la coopération au groupe Sonatrach, lors d’une session du conseil mondial du pétrole, dédiée à la coopération entre les compagnies pétrolières nationales, internationales et les fournisseurs de services. Rappelant l’expérience réussie de Sonatrach dans ce domaine, ce responsable a exposé les opportunités actuellement offertes par le secteur des hydrocarbures, notamment en matière de gaz non conventionnel, de l’offshore et de la pétrochimie. Cette session, présidée par le secrétaire général du forum international de l’énergie M. Noe Van Hulst a vu la participation d’invités de marque représentant de grandes compagnies pétrolières, notamment de services. M. Arabi est revenu dans sa présentation sur la nouvelle configuration des compagnies nationales et internationales qui a résulté de l’effet conjugué de la progression du prix du baril, depuis 2003 et de la récession économique de 2008. Selon ses explications, la hausse des prix de brut a aidé les entreprises nationales à se déployer à l’international, alors que la récession de 2008 a poussé plusieurs compagnies internationales à externaliser une partie de leurs compétences techniques au profit des sociétés de service. ’’Le qualificatif de compagnies pétrolières nationales n’est plus adapté à ces compagnies, leur taille a changé leur domaine d’intervention s’est élargi, elles investissent beaucoup à l’international’’, a-t-il dit. Il a saisi cette occasion pour rappeler le plan d’investissement de Sonatrach à moyen terme qui s’élève à plus de 62 milliards de dollars pour les cinq prochaines années. M. Arabi a enfin rappelé que le modèle des affaires en Algérie permet à Sonatrach et à ses partenaires de joindre leurs efforts et d’aligner leurs intérêts pour un partenariat gagnant-gagnant.