Le pétrole en hausse après la fermeture d'un oléoduc aux Etats-Unis
Les cours du baril de pétrole étaient en nette hausse lundi à New York, en réaction à la fermeture d'un oléoduc approvisionnant la région du Midwest aux Etats-Unis, et un nouveau recul du dollar face à l'euro. Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en mai valait 110,75 dollars, en hausse de 61 cents par rapport à sa clôture de vendredi.
Cette nouvelle poussée des prix de l’or noir était due en partie à la fermeture d’un oléoduc, exploité par le groupe pétrolier Shell, dans le Tennessee (sud), selon les analystes.
Cet oléoduc, qui approvisionne la région du Midwest et traite 1,1 million de barils de pétrole par jour, a été fermé vendredi après la découverte d’une fissure, a indiqué Shell. Shell ne donne pas de date de réouverture et indique que les réparations sont en cours.
Cette interruption intervient au moment où les marchés s’inquiètent de l’état des disponibilités, alors que la consommation ne cesse de croître dans les pays émergents, tels la Chine et l’Inde. Les prix du baril de pétrole avaient établi un record historique, à 112,21 dollars la semaine dernière, après une chute inattendue des stocks pétroliers aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d’or noir. La vigueur des prix du pétrole était aussi entretenue par les nouveaux déboires du dollar, monnaie dans laquelle est vendu le brut.
L’effritement de la devise américaine rend en effet les matières premières moins chères et en fait un abri contre l’inflation et l’instabilité des Bourses. Après s’être raffermi ce week-end suite aux inquiétudes du G7, le dollar retombait lundi, l’euro valant plus de 1,58 dollar. Lors de leur réunion ce week-end à Washington, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) se sont explicitement inquiétés de l’effondrement de la monnaie, une première depuis quatre ans