Le peuple mettra fin à la polémique
Près de 23 millions d’électeurs se dirigeront aujourd’hui aux bureaux de vote pour élire leur Président au suffrage universel pour la cinquième fois dans l’histoire de l’Algérie pluraliste alors que l’opposition s’accorde à dire que ces élections sont nulles et que le résultat est prédéfini.
A ce moment décisif dans l’histoire de l’Algérie et son avenir tout le monde se pose cette question : pour qui votera le peuple parmi les six candidats et qui sont : Louisa Hanoune, Abdelaziz Belaïd, Ali Benflis, Moussa Touati, Abdelaziz Bouteflika et Ali Fawzi Rebaïne.
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, après révision exceptionnelle des listes électorales le corps électoral algérien atteint les 22 880 678 électeurs, qui voteront dans 11 765 centres de vote, 49 979 bureaux de vote dont 167 itinérants et l’opération électorale sera encadrée par prés de 460 000 personnes .
La loi organique portant code électoral stipule que le scrutin doit débuter à 8 heures du matin et se terminer le même jour à 19 heures mais les walis peuvent sous autorisation du ministère de l’Intérieur avancer l’heure d’ouverture des bureaux de vote ou retarder l’heure de leur fermeture dans certaines communes ou dans toutes daïras afin de mieux permettre aux électeurs d’accomplir leur devoir électoral .
Le scrutin pour les populations nomades a débuté Lundi dans les zones sahariennes et enclavées ou 167 bureaux de vote itinérants ont été mobilisés au profit de 59 000 électeurs qui ont 4 jours pour voter à travers dix wilayas qui sont : Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf, Adrar, Béchar, Naâma, Batna, Laghouat et El-Oued.
Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a pris une série de mesures prenant effet du 16 avril à minuit jusqu’au 18 avril à 6 heures du matin pour garantir la bonne marche des opérations électorales du scrutin présidentiel du 17 avril.
Il est attendu que les résultats du scrutin soient communiqués le lendemain ou Vendredi en prenant en considération que l’article 135 de la loi organique portant code électoral stipule que dans le cas ou aucun candidat n’obtient la majorité absolue des voix lors du scrutin, un deuxième tour sera organisé.