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Le porte-parole de la Présidence tunisienne pour Echorouk: “Les stupides de la presse et de la politique veulent nuire aux relations entre l'Algérie et la Tunisie”

الشروق أونلاين
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Mouncif Merzougui, le président tunisien

Le porte-parole de la Présidence tunisienne a accusé ceux qu’il appelle les stupides de la presse et de la politique, de fomenter la discorde entre la Tunisie et l’Algérie, accusant ces derniers d’être derrière les troubles qu’a connus la Tunisie récemment. Lors de sa rencontre avec le quotidien Echorouk, à Djenane El Mithak, le ministre Adnane Mounsir, révèle certains aspects de coopération entre les deux pays pour relever les défis sécuritaires. Il a abordé également le dossier des djihadistes salafistes et la situation politique interne tunisienne, à l’ombre des revendications pour dissoudre le gouvernement et l’Assemblée constituante.

Qu’a-t-elle ramené la délégation tunisienne à l’Algérie, à ce stade délicat que traversent les deux pays?

Il y aura des discussions politiques qui vont commencer d’ici peu de temps (entretien réalisé hier), ensuite, il y aura une rencontre avec le Premier ministre. La situation comme vous l’avez décrite est très sensible au niveau sécuritaire. Notre visite en Algérie, est une preuve pour la solidité de nos relations, ainsi pour clarifier la fausse image aux erreurs qui se sont produites par certains médias et certains politiciens de niveau inférieur.

Y a t-il des tiers que vous accusez ?

Je n’accuse personne, mais je souligne encore une fois, qu’il y a de la polémique dans les déclarations de ceux qui n’ont pas d’expérience dans le champ médiatique et  politique, et leurs réputations laissent à désirer.  Mais, il y a des campagnes contre l’Algérie, elles ont commencé avec l’assassinat de Choukri Belaïd, ensuite les événements Chaâmbi? Moi, je ne les appelle pas les campagnes, je dirais que la même maladresse et stupidité produisent  les mêmes articles.  Je confirme qu’il n’y a pas de décision au sein d’une partie officielle ou non-officielle  qui ciblent les relations. Et les relations avec l’Algérie n’ont jamais été meilleures, qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Quelle est la coopération qui existe actuellement sur le terrain, est-ce que vous allez vous contenter seulement sur la coordination des renseignements ?

La coopération existe, excusez-moi de ne pas répondre à des questions techniques spécifiques, mais, ce que  je sais, est que la coopération existe.

Demanderiez-vous le soutien militaire de l’Algérie  pour affronter les terroristes?

J’ai dit que la coopération existe et le soutien aussi, et nous demanderons à ce qu’il soit en hausse. Je pense qu’il y a une volonté des Algériens à l’accepter.

Deux assassinats politiques en 6 mois, est ce que les corps de sécurité sont en mesure de faire face aux événements?

Les Algériens savent mieux que nous sur ces opérations. On ne peut s’attendre à ce qui est planifié par les terroristes. La question nécessite beaucoup de moyens.

Comment voyez-vous la question des djihadistes tunisiens en Syrie?

Le dossier crée en nous une source de préoccupation, oui, à la suite de la situation sécuritaire que  connaissait la Tunisie, alors ils ont profité de la situation et sont partis en Syrie, mais, maintenant l’étau se resserre sur les terroristes.  Ceux qui sont partis, pourraient revenir, mais souhaitons qu’ils ne porteront pas préjudice à la Tunisie ou à d’autres pays.  C’est pour cela qu’on doit s’unir.

On dit qu’il ya 12 000 djihadiste tunisiens ?

 Le nombre est exagéré et infondé

Il y a des revendications de dissoudre le gouvernement et l’Assemblée constituante. Quelle est la réalité des revendicateurs ?

Nous croyons que l’Assemblée constituante est la base des pouvoirs permanents qui découlent de la Constitution, et notre position reste en dehors des revendications jusqu’à son amélioration. Je considère, qu’il est de droit de chacun à revendiquer ses droits politiques, nous n’avons pas l’intention pour nous de faire pression pour briser les manifestations, comme nous sommes sûrs que nous arriverons à une solution, après que nous sommes arrivés à des solutions dans plusieurs crises, plus celle là.

Mais chacun ne veut pas lâcher prise ?

Oui, tout le monde s’en tient à son opinion, ce qui empêche le dialogue direct, mais nous allons travailler pour créer les conditions pour réunir les parties et apporter des idées.

 Ainsi, le scenario égyptien est à écarter, et en particulier l’intervention de l’armée pour résoudre la crise?

Absolument, c’est à exclure.

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