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Le président mauritanien ne cèdera pas

Le président mauritanien ne cèdera pas

Le président mauritanien a réclamé la restitution de ses droits attribués par la Constitution, après sa libération par la junte. Cette libération satisfait par ailleurs la communauté internationale, du moins dans un premier temps.

  • Au lendemain de sa libération, le président mauritanien déchu a affirmé qu’il ne se contentait pas de cette démarche entreprise par le pouvoir militaire sous la pression de la communauté internationale, mais qu’il veut recouvrer ses droits de président démocratiquement élu, conformément à la Constitution de son pays.
  • Aussi, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a annoncé son intention de retourner à Lemden, son village natal et accusé la junte militaire au pouvoir de fomenter des “manifestations” contre lui pour empêcher la restitution des droits que lui octroie la Constitution.
  • De nombreux partis politiques mauritaniens ont eux aussi soutenu le rétablissement d’Abdellahi dans ses droits, notamment l’alliance opposée au coup d’Etat d’août, le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), qui a exprimé sa détermination à continuer la lutte pour le retour à la légalité constitutionnelle par des moyens pacifiques.
  • Ce retour à l’ordre constitutionnel continue d’être réclamé par la communauté internationale. Saluant la libération du président mauritanien renversé, le  secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon réitère son appel à la restauration  rapide de l’ordre constitutionnel en Mauritanie, dans l’intérêt  de la paix et du respect de la loi dans le pays”. Cet appel est rejoint par la présidence française de l’Union européenne qui réaffirme que “la solution à la crise actuelle passe par un retour à l’ordre constitutionnel”.
  • Une opinion partagée par le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, qui estime que “l’implication de tous les acteurs mauritaniens concernés dans la recherche d’une solution consensuelle pour un retour à l’ordre constitutionnel est nécessaire”.
  • La position de l’Union Africaine, semble en revanche moins intransigeante, ou plus conciliante envers la junte militaire en Mauritanie. Présidant le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine à Addis-Abeba, Jean Ping, a commenté la “libération” du Président mauritanien. “Nous nous réjouissons de la libération du Président Abdallahi. C’est là une partie des promesses d’Ould Abdelaziz mais ce n’est pas suffisant. Il reste encore plusieurs points en suspens qui doivent être résolus et notamment l’organisation d’un dialogue global”, a déclaré Ping.
  • Cette réaction qui semble manquer de fermeté, pourrait être motivée par une tentative d’amadouer les putschistes qui excluent catégoriquement qu’Abdellahi réintègre son fauteuil présidentiel. La junte maintient que “la sortie de crise passe par le départ du pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdellahi, non par son retour”.

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