Le président mauritanien Ould Cheikh Abdallah à Echorouk
Notre journaliste a rencontré le président mauritanien Sidi Mohammed Ould Cheikh Abdallah chez lui au milieu d’une forte présence des proches et des hommes de sécurité dont trois ont insisté pour assister à l’entretien. La position de Bouteflika était noble et claire
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Le président élu semble sûr de reprendre le pouvoir. I croit que les jours des militaires sont comptés. Il écarte le recours à la violence et expliquant que ce qui se passe actuellement est un combat entre la légalité et la force. Il assure ne pas renoncer à son droit à la présidence. Il a été élu avec une majorité de voix pour une durée de cinq ans, il précise.
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Sidi Ould Cheikh Abdallah : ce n’est pas une libération, mais un changement de résidence, d’une « villa » dans la capitale Nouakchott à une maison à « Lemden ». Deux membres de leur ancien conseil m’ont contacté mercredi dernier pour m’informer qu’ils ont une lettre du conseil militaire qui s’est formé après le coup d’état qui avait décidé ma libération à condition de rentrer dans ma ville natale. Je me considère comme prisonnier même s’ils me permettent de voir des gens.
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Pour ce qui est des conditions de détention, elles étaient bonnes hormis le premier jour, j’étais emprisonné dans une chambre étroite dans une caserne de garde présidentielle avant de me transférer à une villa au palais des congrès ou je pouvais dormir et regarder la télévision officielle qui diffusait les discours de l’armée.
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Non, il n’y avait aucune communication entre moi et les résponsables du coup d’état depuis le six août 2008 jusqu’au mercredi dernier lorsque les deux officiers m’avait informé de la décision de mon transfer de Nouakchott.
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Pour ce qui est de la démission, tant que le peuple mauritanien est le décideur et m’a élu pour une durée de cinq ans. Je me considère comme président puisque je n’ai pas perdu officiellement la présidence.
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Non, j’ai exercé mes prérogatives dans le cadre d’une constitution …. Pour ce qui est du discours du chef de la garde présidentielle, que la décision pourrait porter atteinte à la paix : c’est en quelque sorte approuver la décision, et affirmer qu’ils sont prêts à utiliser les armes et provoquer des affrontements armées pour rester au pouvoir.
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Je sais que le pays a connu une vague de corruption durant les trois décennies passées, mais le volume de corruption a été réduit.
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Pour ma part, je n’ai jamais contacté une entreprise publique ou privée pour leur demander quoi que ce soit.
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Ces dires ne sont qu’une tentative de trouver un prétexte au renversement, et tend à accuser la femme du président est une forme de pression médiatique et politique.
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C’était une position noble qui exprime la position du peuple algérien, et c’est une opportunité pour moi de le remercier à travers « Echorouk » de cette position qui correspond aux positions internationales des pays qui défendent le processus démocratique.
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