Le président syrien reçoit Lakhdar Brahimi
Le président syrien Bachar al-Assad a reçu dimanche le médiateur international Lakhdar Brahimi qui souhaite obtenir un cessez-le-feu la semaine prochaine entre rebelles et armée à l’occasion de l’Aîd El Adha, a annoncé la télévision officielle syrienne.
M. Brahimi, dont c’est la deuxième visite depuis sa prise de fonctions le 1er septembre, avait indiqué vendredi à son arrivée à Damas que ses discussions allaient porter sur ‘‘la nécessité de diminuer la violence actuelle et si possible de l’arrêter à l’occasion de l’Aïd al-Adha’‘, du 26 au 28 octobre.
L’émissaire international avait rencontré samedi en fin d’après-midi à son hôtel à Damas des membres de l’opposition pacifiste, dont Hassan Abdel Azim, porte-parole du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND) qui accueillait avec satisfaction la proposition de trêve de M. Brahimi.
‘‘Cette proposition de trêve durant la fête pourrait se prolonger, des aides médicales pourraient être prodiguées (à la population) et des prisonniers libérés. Ceci ouvrira la voie à un processus politique’‘, a-t-il expliqué, ajoutant que ‘‘plusieurs pays, notamment arabes, ‘‘adhèrent’‘ à l’initiative de M. Brahimi’‘.
‘‘La violence en Syrie a atteint un niveau dangereux qui menace la souveraineté et l’indépendance de ce pays’‘, a souligné l’opposant, tout en exprimant l’espoir qu’un processus politique ‘‘conduise ce pays vers un Etat civil et démocratique voulu par les Syriens’‘.
A son arrivée vendredi à Damas, M. Brahimi avait indiqué que ses discussions avec les responsables syriens porteraient sur ‘‘la nécessité de diminuer la violence actuelle et si possible de l’arrêter à l’occasion de l’Aïd al-Adha’‘.
En visite à Damas pour la deuxième fois depuis sa prise de fonctions le 1er septembre, le diplomate algérien avait indiqué lors de sa tournée régionale qui se conclu à Damas, que ce cessez-le-feu pourrait servir de base au lancement d’un ‘‘processus politique’‘ en Syrie.
Les violences ont fait 34.000 morts en Syrie en moins de deux ans, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).