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Le régime en Syrie ne tombera pas, affirme le Premier ministre irakien

الشروق أونلاين
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Le Premier ministre chiite irakien Nouri  al-Maliki a affirmé dimanche que le régime syrien de Bachar al-Assad ne  tomberait pas et a lancé une attaque en règle contre Ryad et Doha qui veulent  armer l’opposition.

“Parler de l’usage de la force pour faire tomber le régime syrien ne le  fera pas tomber. Nous l’avons déjà dit mais ils (les partisans du recours à la  force) nous ont répondu que le régime tomberait en deux mois (…) Cela fait un  an (que la crise dure) et le régime syrien n’est pas tombé”, a-t-il dit lors  d’une conférence de presse à Bagdad.

Le régime Assad est confronté depuis plus d’un an à une révolte qu’il  réprime dans le sang.

La Syrie, est dirigée depuis un demi-siècle par la minorité alaouite, une  émanation du chiisme, alors que les sunnites sont majoritaires dans ce pays.  L’Arabie saoudite et le Qatar sont des bastions du sunnisme.

“Nous rejetons l’envoi d’armes (à l’opposition) et tout processus menant au  renversement du régime car cela aggraverait la crise dans la région”, a  poursuivi M. Maliki.

Selon M. Maliki, ni le régime, ni l’opposition n’ont l’intention de lâcher  prise. “La crise continuera et nous, pays arabes, devons tenter d’éteindre le  feu car sinon l’incendie s’étendra à l’Irak, au Liban, à la Jordanie, la  Palestine et à toute la région, y compris les pays qui traitent cette affaire  en utilisant le langage de la force”.

Il s’agit de sa déclaration la plus dure depuis le début de la contestation  populaire contre le régime syrien qui s’est militarisée au fil des mois. Jamais  M. Maliki n’avait en outre attaqué aussi durement, sans toutefois les nommer,  le Qatar et l’Arabie saoudite, principaux partisans d’un armement de la  rébellion.

Le Premier ministre irakien a tenu ces propos au moment où se tient à  Istanbul la réunion des “Amis de la Syrie”. L’Arabie saoudite, le Qatar et le  Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité de l’opposition à M.  Assad, se sont déclarés en faveur de l’armement des opposants et le Premier  ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé vouloir la fin du régime.

“Nous sommes contre l’ingérence de certains pays dans les affaires  intérieures de la Syrie et ces pays ont l’intention d’interférer dans les  affaires intérieures de tous les pays arabes”, a dit M. Maliki en allusion au  rôle joué notamment par le Qatar dans la chute de Mouammar Kadhafi en Libye.

“La position des deux pays (Arabie et Qatar) est étrange car ils appellent  à armer (l’opposition) au lieu d’agir pour éteindre l’incendie mais ils vont  devoir entendre notre voix qui s’oppose à l’envoi d’armes et à une ingérence  étrangère”, a-t-il souligné.

Ryad et Doha avait envoyé au sommet arabe de jeudi à Bagdad des  représentants subalternes. Le Premier ministre du Qatar et le chef de la  diplomatie saoudienne se sont rendus par contre à Istanbul, une réunion  dénoncée par les autorités syriennes. 

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