Le syndicat des enseignants du supérieur insiste sur l’application rétroactive du système indemnitaire
Le syndicat national des enseignants du supérieur a annoncé, hier, lors de la réunion extraordinaire de son bureau national à Alger, qu’il tient toujours en sa revendication quant au système indemnitaire, à savoir le nombre de primes, leurs échelons et les pourcentages.
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Le syndicat des enseignants du supérieur a affirmé qu’il ne fera pas de concessions sur l’accord concernant l’application rétroactive du système indemnitaire, c’est-à-dire depuis la promulgation du code élémentaire de l’enseignant chercheur. Le même syndicat a, dans son communiqué, indiqué que « le syndicat national des enseignants du supérieur, qui veille sur stabilité de l’université et œuvre toujours pour réaliser ce principe, pense que cela dépend du rythme de libération du système indemnitaire et de la prise en charge de différentes préoccupations professionnelles et sociales de l’enseignant. »
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Utilisée comme une forme de menace de recourir au mouvement de protestation, le syndicat national des enseignants du supérieur ont lié le dossier du système indemnitaire à la nécessité de la reconsidération de l’enseignant « tel qu’indiqué à plus d’une fois, notamment lors de la dernière réunion d’évaluation consacrée au secteur de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. », ce qui permet la stabilité de l’université.
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Le secrétaire général du syndicat national des enseignants du supérieur, Messaoud Amarna, a affirmé à Echourouk que le code principal de l’enseignant chercheur, promulgué depuis avril 2008, stipule que l’application du système indemnitaire devait prendre effet depuis la promulgation du code principal appliqué, coïncidant avec la promulgation de la nouvelle grille salariale promulguée depuis le début le mois de janvier de l’année 2008. L’interlocuteur a indiqué que les propositions levées à la tutelle, et convenues avant de soumettre le dossier à la fonction publique, font état d’une augmentation de 150 % de la valeur du salaire de base.
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Par ailleurs, la deuxième directive du premier ministre relative à l’arrêt des opérations de cessions des logements de fonction, a frappé de plein fouet dans le milieu des enseignants du supérieur, qui étaient sur le point d’en bénéficier. Une directive appliquée par quelques directions de wilayas, et le syndicat des enseignants du supérieur a indiqué qu’il respecte les décisions du gouvernement, mais par contre, il refuse d’appliquer de manière rétroactive le contenu de l’ordonnance du premier ministre N° 364 du 20 juillet 2009.
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Le syndicat insiste sur la nécessité d’une régularisation urgente des logements « EPS », estimés à 3000 logements et ce, « selon l’accord conclu entre le syndicat national des enseignants du supérieur et la tutelle. »