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L'Égypte reconnaît le gouvernement rebelle libyen

الشروق أونلاين
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L'Égypte reconnaît l'entité politique des rebelles libyens, le Conseil national de transition (CNT), comme le gouvernement légitime de la Libye, a annoncé lundi le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Amr.

 

« Je suis heureux en cette occasion historique d’annoncer que l’Egypte  reconnaît le nouveau régime en Libye et sa direction légitime, représentée par  le Conseil national de transition », a-t-il déclaré lors d’une conférence de  presse conjointe au Caire avec le représentant du CNT au Caire, Abdel Moneim  al-Honi (BIEN: al-Honi). L’Egypte, pays frontalier de la Libye, s’était retenue jusqu’à présent de  reconnaître l’entité politique des rebelles libyens qui se sont soulevés contre  Kadhafi à la mi-février, après les révoltes tunisienne et égyptienne. Interrogé sur cette reconnaissance jugée tardive, M. Amr a défendu  l’Egypte, soutenant que « la position égyptienne était très claire » depuis le  lancement du soulèvement en Libye. « Dès le début, nous avons eu des relations directes et solides avec le CNT.  L’ambassadeur (M. al-Honi, nldr) se trouvait au Caire et était traité en tant  que représentant du CNT », a-t-il affirmé. « Les canaux de contact étaient ouverts (…). Les frontières étaient  ouvertes », a-t-il ajouté. M. al-Honi était l’ancien représentant permanent de la Libye auprès de la  Ligue arabe. Il avait fait partie des premiers responsables libyens à faire  défection en annonçant le 20 février qu’il démissionnait de son poste pour  rejoindre « la révolution » et protester contre la « violence contre les  manifestants » dans son pays. Lors de la conférence de presse, il a remercié l’Egypte d’avoir reconnu le  CNT.  « Le peuple libyen est reconnaissant envers la révolution du 25 janvier,  cette révolution qui a véritablement ouvert la voie à la révolution du 17  février », a-t-il dit.  « Sans la chute de Moubarak, il n’y aurait pas eu de révolution en Libye,  croyez-moi. Le régime de Moubarak était un allié du régime de Kadhafi », a-t-il  ajouté. L’ex-président égyptien Hosni Moubarak a démissionné le 11 février, sous la  pression des centaines de milliers de manifestants qui réclamaient son départ  depuis 18 jours. M. al-Honi a en outre affirmé ne pas disposer d’informations sûres sur le  lieu où se cache le colonel Mouammar Kadhafi. « Il n’y a pas, jusqu’ici, de confirmation qu’il est à Tripoli. Nous croyons  que toute sa famille, ses fils sont à Tripoli, ses petit-enfants sont à  Tripoli, nous croyons qu’il est avec eux », a-t-il dit. « Il se peut qu’il soit caché quelque part à Tripoli, dans l’un des camps  (militaires) qui ont des entrées et des centres de commandement sous terre »,  a-t-il ajouté

 

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